
Domino - Domino
Franz Ferdinand
Sortie : 03/10/2005
CD audio
Scotland, Alternative Pop/Rock, Indie Rock, New Wave/Post-Punk Revival, Variété / Pop International
1. The Fallen
2. Do You Want To
3. This Boy
4. Walk Away
5. Evil And A Heathen
6. You'Re The Reason I'M Leaving
7. Eleanor Put Your Boots On
8. Well That Was Easy
9. What You Meant
10. I'M Your Villain
11. You Could Have It So Much Better
12. Fade Together
13. Outsiders




Ne connaissant encore il y a quelques mois que les versions Live de Take me out et autre ...matinée..., c'est le premier album de FF que j'ai écouté en entier. A part que c'est le rock que j'ai toujours révé d'entendre, je n'ai pas grand chose à dire, n'en déplaise aux esprits blasés sur-gavés de musique branchouille soporiphique...
C'est le genre de disque qui tourne en boucle sans qu'on puisse s'arrêter... jusqu'à overdose... et qui vous rechoppe régulièrement ensuite. "mélodies simplistes" ont l'air de penser certains... certes mais quelque fois le rock qui sait rester à sa place vaut mieux qu'une prise de tête tentative de re-sucée par des sous-Floyd ratés essayant péniblement de se hisser à hauteur de la cheville de vrais musiciens (comme Pat Metheny par exemple)(provoc gratuite répondant à de la provoc gratuite :o)).
Vive le rock qui sautille, qui vous file la pèche. Quant à la comparaison avec le premier album, je rejoins un autre commentaire en disant que ce second-là a plus de pèche et me semble hériter d'un sain entraînement résultats de séances Live répétées. La version de This FFFFFire se trouvant sur le bonus disc de la réédition du premier album montre bien les progrès qu'a fait FF depuis les premières prises studio (à mon avis...bien entendu)...
Donc, simple (en apparence) certes, mais jubilatoire et à écouter le matin pour se mettre en train....
Dans le genre arty rock britannique, Franz Ferdinand a incontestablement été la sensation de l'année 2004 sous l'impulusion de singles efficaces tels que "Take Me Out" ou "Fire". Sorti dans la quasi-foulée, "You Could have..." réedite la performance... en un peu moins bien! les titres sont toujours aussi dansants, entraînés par une basse toujours impeccable mais on garde la sensation que l'album aurait gagné à sortir quelques mois plus tard. Certains titres auraient ainsi pu être mieux travaillés, non pas que l'album soit sous-produit (bien au contraire) mais on a parfois la sensation que Franz part au plus rapide et réutilise certaines formules qui ont bien marché. Ceci étant dit, la qualité intrasèque du groupe leur vaut de sortir la tête haute de l'exercice et fait de cet album un moment plus qu'agréable. Recommandé chaudement donc!
La critique aime ce disque, et le public aussi manifestement. Tant mieux pour tout le monde. Pourtant, et au risque de passer pour un grincheux, il n’y a vraiment pas de quoi. Suite au succès phénoménal de leur premier album, je me sentais en droit d’attendre de Franz Ferdinand un peu d’audace, d’originalité, de renouvellement. Or ici, rien de tout cela : des chansons qui peuvent paraître énormes, effrénées, efficaces à la première écoute, mais qui dissimulent bien mal leur vacuité, leur faiblesse mélodique, leur manque d’inspiration sous un vernis brillant, un peu comme ces filles outrageusement maquillées qui réussissent le temps d’une soirée à faire passer leur banalité tartinée pour de la sophistication chic. Alors oui, pour en revenir à la musique, le savoir-faire indéniable du groupe suffit parfois à faire de l’écoute de ce disque un moment relativement agréable, et quelques titres, souvent les plus apaisés, surnagent (Eleanor Put Your Boots On, Walk Away, quelques autres), mais la mécanique tourne à vide, le disque ne résiste pas à une fréquentation poussée, révélant ses lacunes béantes dans le songwriting. Toutes les chansons sont fondues dans le même moule, et l’ennui me gagne rapidement : rien ici qui n’a déjà été rabâché maintes fois, pas un refrain, pas un riff pour susciter un véritable enthousiasme.
Au mieux : un disque hédoniste, taillé pour les soirées, adapté à une écoute distraite, entre amis, un disque consensuel, que personne n’osera trop détester, de l’easy listening pour le temps présent, consommable et jetable. Mais surtout, et plutôt : un disque sans aspérités, sans personnalité, une simple machine industrielle à tubes, même pas réellement capable de faire correctement son boulot (comment peut-on oser laisser sur un album un morceau aussi horrible que ‘Evil And The Heathen’, à peine digne d’un groupe de bar de troisième zone ?), révélateur d’une volonté déprimante de capitaliser sur son succès sans se remettre le moins du monde en cause. Un cauchemar pour les auditeurs exigeants, dans lequel on essaiera en vain de distinguer l’embryon d’une démarche artistique originale. Bref, un énorme gâchis.
Je suis d’autant plus sévère que j’avais cru déceler sur la foi de leurs premiers singles un talent certain chez ce groupe, leur envisageant même un possible avenir aux côtés des plus grands. Oh oui, vous auriez pu faire tellement mieux, en effet. Qui se souviendra encore de Franz Ferdinand dans 10 ans ? A ce rythme là, personne. Et ce sera bien fait pour eux.