Station To Station

EMI - EMI
David Bowie
Sortie : 20/09/1999
CD audio
Pop, Pop/Rock, Proto-Punk, Dance-Rock, Pop & Rock, Rock, Variété / Pop International

1. Station To Station
2. Golden Years
3. Word On A Wing
4. Tvc15
5. Stay
6. Wild Is The Wind

Station To Station
Acheter sur Amazon.fr
note moyenne des internautes

0 vote
Commentez en donnant votre avis
Réagir et voter
Station To Station EMI

Station To Station

 

Si l'on s'en tient à la sacro-sainte Légende du Rock, "Station to Station" est l'album de Bowie enregistré & sorti dans sa période noire... non là je ne parle pas de sa période "black", "soul", celle en l'occurrence de "Young Americans" un an plus tôt, quoiqu'il en reste quelques fragments et plutôt de très bonne facture ("Golden Years") ! je parle bien évidemment ici de la période dépressive du chanteur, alors reclu dans sa villa de Bel Air à Los Angeles, seul avec ses "millions de vidéos", accro à la cocaïne, au lait "light" et aux poivrons rouges. Il est émacié, diaphane comme jamais, et son humour semble s'être évaporé dans le désert mexicain où il vient de jouer pour le cinéma - on ne s'en étonnera guère - un homme tombé sur Terre, un E.T., quoi ! Sa curiosité grandissante envers l'occultisme (cf. les paroles de la chanson-titre de l'album) et, il faut bien l'avouer, euh... le fascisme et le nazisme, n'étaient sans doute pas pour arranger les choses !! Il le paiera dans la presse anglaise lors de son retour en mai 1976, pour une série de concerts, les premiers sur le sol européen depuis presque 3 ans, accusé (à tort?) d'avoir salué ses fans à la gare de Londres le bras dans une position pour le moins équivoque. Bowie va vers ses 30 ans et il se sent mal...et ça se voit. La trilogie européenne - ou berlinoise - n'est heureusement plus qu'à quelques semaines de son commencement.

L'album démarre sur "Station to Station" (pbm de traduction en français : parle-t-on de gare, de station en sous-sol de métro?) qui reste à ce jour le morceau le plus long de la carrière de Bowie - plus de 10 min - avec sa longue et pénétrante intro "industrielle", toute de grincements, de bruits lointains d'usine en survoltage, de gare en effervescence justement, comme un départ imminent vers une Europe où le "Kraftwerk sound" fait des émules ; son piano minimaliste et dérangeant, puis enfin la voix de Bowie où il campe un tout nouveau personnage, loin du soulboy rouquin de Philadeplphie, gestapoïde saisissant de froideur, le "THIN WHITE DUKE" (le Mince Duc Blanc).... Le "Duke" l'énonce d'ailleurs clairement : "le canon européen est là !". Adieu bientôt Bel Air et les millions de vidéos !

"Station to Station" figure parmi les 20 meilleures chansons de Bowie, sans polémique aucune ! "Golden Years" est l'hybride parfait entre "Young Americans" et cet album-ci, morceau funky à souhait, au riff inoxydable, que Presley aurait absolument dû enregistrer avant de disparaître, bien que ces années-là ne furent pas si "golden" pour lui justement...
"Stay" et "TVC15" sont tous deux d'excellente facture, le premier bénéficiant d'une superbe intro, efficace à souhait, se métamorphosant ensuite en une "croisière" mais qui semble "ne plus trop s'amuser", le deuxième la boîte à musique idéale, l'écrin rêvé qui permet à notre duc d'y verser son chant/jeu théâtral comme il s'en est toujours délecté.

J'émettrai une réserve toutefois quant aux deux seules ballades de l'album (6 pièces seulement), "Word On A Wing" et "Wild Is The Wind". Bowie y chante, voire y "surchante" très bien... on entend qu'il s'est forgé une belle voix de crooner en dépit de la forte consommation de cocaïne du moment, mais à mon goût ce style devient vite pompeux passées 2-3 minutes. De là à comparer Bowie à Julio Iglesias... Après c'est à chacun de faire son opinion, pour ma part je préfère nettement le Bowie romantique de l'album précédent.

"Station to Station" est un album incontournable dans l'oeuvre immense et foisonnante de Bowie, cet album devrait bénéficier d'une édition anniversaire-en-retard l'année prochaine (2008) mais ne pas s'attendre à beaucoup de surprises, hormis des choses déjà connues comme "It's So Hard To Be A Saint..." et quelques morceaux live... Un DVD bonus ? Le Dinah Shore Show où l'on voit Bowie faire du karaté ? Le Russel Harty Show où Bowie semble hagard et peu plaisantin comme jamais ? Pourquoi pas fantasmer sur un concert entier de 1976 pendant qu'on y est ? Euh... un mix en 5.1 sinon, ça intéresse encore quelqu'un ?..............

répondre

Station To Station

 

D'entrée « Station to station » ou l'improbable rencontre entre des accords métalliques genre Blue Oyster Cult et le funk du précédent « Young Americans ». « Young Americans » dont semble échappé « Golden years ». Deux magnifiques ballades ("Word on a wing" et "Wild is the wing"), le discoïde "TVC 15" et le froidement métallique "Stay" complètent le track-listing.
« Station to station » est un des disques les plus variés de Bowie. Il me semble que c'est aussi le seul de toute sa discographie dont tous les titres figureront à un moment ou un autre dans son répertoire live, preuve de son importance dans la carrière du Thin White Duke (son nouveau « personnage » créé pour l'occasion).
Et même s'il est rarement cité parmi les pièces essentielles de la carrière de Bowie, « Station to station » mériterait pourtant bien d'y figurer, aux côtés de « Hunky Dory », « Ziggy Stardust » et autres « Heroes ».
La pochette, comme celle de « Low » est tirée du film de Nicholas Roeg « L'homme qui venait d'ailleurs », à ce jour la meilleure performance au cinéma de Bowie.

répondre

Station To Station

 

Réalisé en janvier 1976, Station To Station est un nouveau tournant dans la carrière de Bowie qui prend les traits du 'Thin White Duke', son personnage dans le film 'The Man Who Fell to Earth'.
Avant le mythique tryptique Berlinois "Low"/"Heroes"/"Lodger", Station to Station est probablement un des meilleurs albums des 70s, ne serait-ce que pour des titres comme 'Golden Years', 'Stay', 'Station To Station' ou le sublimissime 'Wild Is The Wind'.

répondre

Réagir et voter


1111   1110   1100    1

* Etes-vous humain ? (recopiez le code) :