
EMI - EMI
Télépopmusik
Sortie : 24/02/2005
CD audio
France, Trip-Hop, Electronica, Ambient Pop, Variété / Pop International
1. Don'T Look Back
2. Stop Running Away
3. Anyway
4. Into Everything
5. Love'S Almighty
6. Last Train To Wherever
7. Brighton Beach
8. Close
9. Swamp
10. Nothing'S Burning
11. Ambushed
12. Hollywood On My Toothpaste
13. Tuesday
14. Another Day
15. 15 Minutes




Hmmm... disons-le tout de suite, l'album est plutôt bon, musicalement plus riche (plus d'instruments), et très bien produit. Ceux qui avaient aimé 'Genetic World' [GW] aimeront probablement celui-là. Alors pourquoi seulement 3 étoiles pour moi ? Plusieurs raisons à celà :
1. C'est un peu moins "immédiatement accessible" que [GW], moins de refrains vraiment POP, du coup, on met plus de temps à rentrer dedans... Et puis l'album est globalement très (trop?) calme, tout en ambiances, presque cinématographique. Il manque un peu tous ces morceaux plus électro (presque dance-kitsch) qui alternaient sur [GW] avec les morceux plus pop et faisaient un peu son charme, comme des montagnes-russes au pays de l'électro... (métaphore pourrave à 2 cents d'euro, je le reconnais, mais vous voyez ce que je veux dire...).
2. Ne soyons pas dupes, un grande part du succès de Télépopmusik vient de l'alchimie particulère entre la voix d'Angela McClusky et les arrangements électro-pop de la bande. Or on a un peu le sentiment ici que la relation est "sous-exploitée". Certes la nouvelle vocaliste féminine est tout a fait à la hauteur (très belle voix sur des titres assez aériens, je l'avais découverte sur un titre de Tipper, 'Dissolve (Out)'), et puis le groupe ne s'appelle pas "Angela McClusky feat. Télépopmusik", mais sur les 4 titres où figure Angela, seuls 2 fonctionnent véritablement pour moi (morceaux 1 et 7).
3. On a souvent l'impression d'entendre '[GW] Part 2'. Messages d'introduction et de fin d'album avec une voix genre samplée sur un vieux vinyl... Certains morceaux avec Mau ressemblent trop à 'Trishika' de [GW], les morceaux plus jazzy avec Angela ne sont qu'une resucée de 'Yesterday was a lie', et à mons avis moins réussis. Mais le plus évident c'est le nouveau single 'Into Everything' qui est presque décalqué sur 'Breathe' (evolution, sons et rythmiques comprises : je mets le kick là, je fais rentrer les hi-hats ici, ...): mélangez les versions originales et _New Extended remix_ de 'Breathe', changez de chanteuse, et vous obtenez 'Into Everything'. Le morceau fonctionne bien sûr, mais heureusement qu'il ont changé de vocaliste parce que si Angela l'avait chanté, on aurait presque pu crier légitimement à l'"auto-plagiat" ;o).
4. Je trouve la construction de nombreux morceaux assez semblable. Peu de rythmiques sur les premiers refrains et couplets, et le morceau décolle vraiment à partir du break/pont avec les rythmes, et tous les petits sons qui s'emballent derrière. A la première écoute, on peut presque deviner comment certains morceaux vont évoluer. En même temps, c'est peut-être cela même le style Télépopmusik... Encore une fois, cela fonctionne, mais le problème c'est peut-être que l'effet de surprise joue un peu moins désormais. :o/
5. Enfin, je trouve la fin de l'album un peu trop calme à mon goût. Et surtout, petit détail irritant : le tracklisting sur le verso de la pochette annonce des durées trompeuses : le morceau 14, 'Another Day', ne dure en fait qu'1h40, le reste du temps n'étant qu'un compte à rebours silencieux vers le morceau 15, '15 minutes', qui lui ne dure que 1min20 de musique au lieu des 15min annoncées : le reste n'est que du silence! Je trouve ce procédé assez trompeur. Il semble évident que '15 minutes' etait sensé être un morceau caché. Alors pourquoi l'annoncer sur la pochette ? Quant au concept de '15 minutes', pourquoi le faire durer 15 minutes si c'est pour avoir 13 min de silence ? Juste pour être raccord avec le titre et l'idée de la chanson ? C un peu tiré par les cheveux... Bref, je dois passer totalement à côté du concept. Que quelqu'un m'explique SVP !
Voilà donc mon humble avis. Je le répète, l'album est quand-même globalement réussi, et certains morceux sont de vrais perles ('Don't look back', 'Into Evrything", ...), mais il manque parfois de "consistance" à mon goût. Bref, pour moi, un album avec un très gros potentiel qu'un léger manque d'exigence vient gâcher par moments...
Enfin, le nouvel album de télépopmusik ! Je l'attendais avec beaucoup d'appréhension, parce que sur son album éponyme, le groupe m'avait intrigué, mais il oscillait encore trop entre expérimentation et succès incontestable. Tout le monde se rappelle la pièce 'Breathe' du premier album, mais moi je préfèrais de loin la chanson "Trishika", je la mettais même dans mon TOP 3 des meilleurs chansons à vie ! Angel Milk me faisait donc un peu peur. Allais-je être déçu ? Eh bien, pas vraiment. Sur cet album, c'est "Last Train to Wherever" qui prend la relève. Évidemment, la formule est calquée directement sur la pièce "Trishika", mais à vrai dire, je m'en fous ! J'avais besoin d'une bonne pièce avec un bon groove, et la voilà qui se présente aussi facilement. Sur Angel Milk, elle fait parti de ma chanson favorite, avec sa petit soeur "Hollywood on my toothpaste", deux chansons plutôt rap, les deux seules d'ailleurs. Le reste de l'album oscille entre orchestration grandiose et voix féminines langoureuses. Un petit bémole à propos d'une voix féminine, elle a tendance à être écorchée (elle n'est pas forcée, seulement, le timbre de la voix est ainsi. Pour une pièce Jazz c'est excellent, mais il me semble que cette chanteuse apparaît trop souvent sur l'album). Il y a tout de même plusieurs succès potentiels sur cette galette ; je pense, entre autre, à "Into everything" mais surtout à "Brighton Beach" qui demande: "Why can't you go find yourself ?" d'une manière déchirante. Bref, Télépopmusik ne déçoit pas. Sans être renversant, il propose un album aux sonorités trip-hop, avec un peu moins de groove que sur son dernier, mais étrangement, je préfère celui-ci ! De toute façon, la première chanson est "Don't look back", alors cessons les comparaisons avec leur travail antérieur ! La fin de l'album est plus qu'ennuyante par contre ! Deux minutes après "Another day", la plage "15 minutes" nous laisse amer pendant... 15 minutes de silence ! Dommage, mais bon, on leur pardonne ce petit excès. J'espère fortement les voir en concert, surtout pour observer la façon dont l'électronique se mêlera à la scène. Je vais me réécouter "Last Train to Wherever", une petit perle !