And The Circus Leaves Town

Elektra - Elektra
Kyuss
Sortie : 16/06/1995
CD audio
Variété / Pop International, Hard Rock, Heavy Metal, Alternative Metal, Stoner Metal, Pop & Rock

1. Hurricane
2. One Inch Man
3. Thee Of Boozeroony
4. Gloria Lewis
5. Phototropic
6. El Rodeo
7. Jumbo Blimp Jumbo
8. Tangy Zizzle
9. Size Queen
10. Catamaran
11. Spaceship Landing

And The Circus Leaves Town
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And The Circus Leaves Town Elektra

And The Circus Leaves Town

 

Une tornade de riffs répétés à l'infini. Voilà ce qu'assène ici Kyuss pour leur dernier, hélas, vrai album. On est loin des longues dérives tectoniques des deux précédents. Tout est plus court, plus concis dans la forme. Plus hypnotique aussi. Mais toujours aussi lourd, gras et sublimement écrasant. En témoigne l'ouverture « Hurricane », l'irrépressible « Gloria Lewis » et son martèlement rythmique, et puis l'énorme charge d'« El Rodeo ». A côtés d'instrumentaux relativement apaisés, pour du Kyuss bien sûr, tel « Phototropic » ou « Jumbo Blip Jumbo », le groupe balance des morceaux rapide, plus métal, où ça grooverait presque sous la chape grâce à la voix, toujours aussi belle, de John Garcia, qui alterne sans effort le rauque et le caressant. Sur « Tangy Sizzle », il semble s'élever, tant bien que mal, au dessus du rouleau compresseur sonore emmené par le nouveau batteur Alfredo Hernandez. Tout cela serait déjà très bien si il n'y a avait pas deux monuments de stoner rock. « One Inch Man », dont l'intensité augmente par couches successives. Et le splendide « Starship Landing », qui porte bien son nom, même si au final tout ça ressemble plus à un décollage. Une collection de riffs monstrueux, en trois parties, chacune reprenant de zéro mais tendant vers le même final, où des soli hallucinés se battent entre eux, soutenus par la fameuse rythmique tellurique, marque de fabrique du groupe et de leur producteur Chris Goss. Un morceau caché, une douce ballade mélancolique met fin au voyage. Moins chaud que ses prédécesseurs, plus sombre aussi peut-être, mais un sommet en tout cas.

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And The Circus Leaves Town

 

Perdu dans les méandres du mojave, la gorge sèche et les yeux brulés par le soleil et l'air aride, je marche inéxorablement pour éviter de sombrer....
Le son de Kyuss (prononcer Kayeusse) prend de l'ampleur sur ce quatrième effort John Garcia, Josh Homme, Nick Olivieiri et Brant Bjork, s'affirment un peu comme des pionniers.
Les quatres sont traumatisés par la lourdeur d'un Black Sabbath et gracieusement conquis par les mélopées psychédéliques des Blues Oyster Cult et autres Blue Cheer, puis enfin béni par la subtilité de ne pas gueuler comme des veaux dans leur micro... yeah ces mecs ont la classe!
Ils ont su très justement apporté à leur manière un zeste de fraicheur, de nuance et de subtilitée , dans un métal qui en avait bien besoin, de 1990 à 1996 et avec à l'appui quatres gallettes ils s'affirment comme les fers de lance de cette nouvelle scene étiquettée de Stoner métal.
Portée à nue par la critique de l'époque leur carrière se ferme sur ce « et le cirque quitte la ville » nom predisposé?! Peut être mais pour moi il reste le meilleur, édité sur la major elektra en l'an de grace1995, il presente une pochette qui échape de visu aux sempiternelles cranes et autre images morbides et grotesque que l'on associe à ce courant musicale... C'est une belle photo, mais pas drole du tout qui presente un village noyé par les eaux...
La production lourde et étouffante confère à cette gallette une atmosphère passionante, captivante et claustrophobique presque paranoiaque comme les écrits d'un Kafka, 11 titres qui ne font pas dans la dentelle, fondu dans l'acier et exposé à l'érosion des vents desertiques chargé en sable.
Les guitares biscornus et chargées en fuzz serpentent le mur imperméable formé par une section rythmique sans faille, la batterie métronomique calle des breaks toujours dans le ton et la basse hum fait le reste meublant le vide en formant un ecran vaporeux et compact!
Le son s'assouplie sur un track qui reste pour moi le chef d'oeuvre de leur carrière, Catamaran hésitant dans sa démarche, frappé par l'ambivalence, lunatique à souhait...Ils nous servent une mélodie evanescente et désolé ponctué par des attaques agressives...
Presque du rock, cette pépite ne dure que deux minutes, le temps de nous montrer que le métal peut être chose qu'une expression de rage et de violence, devenir artistique en se montrant sensible et plein de surprise

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And The Circus Leaves Town

 

Le dernier album de Kyuss. Qui les connaissait à l'époque en France ou en Belgique ? Pas grand monde à coup sûr... Je les ai découverts par hasard en festival, juste après la sortie de ce disque, donc peu avant la fin ! Il était environ 15 heures, il faisait sec, le soleil tapait dur et le vent soulevait un peu de poussière... Un décor idéal pour ce groupe d'extra-terrestres ? Le chanteur, cheveux au vent, le guitariste, pas encore rock star, presque immobile, prenant de drôles de poses avec son drôle de non-look, et qui envoie ses riffs dégoulinants de feeling, le batteur master ès groove et ultra pachydermique, le bassiste infra-sismique. Quel souvenir ! On n'avait jamais rien entendu de tel à l'époque, une sorte de croisement entre Black Sabbath, Cactus et... Conan le Barbare pour le côté heroic fantasy du chanteur, mais avec néanmoins beaucoup de finesse et de SWING. Un truc à part, souvent copié, jamais égalé. Attention au volume de votre chaîne: risque de pulvériser vos enceintes !

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