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Sortie : 01/03/2005
DVD
Acteurs : Sara Forestier, Osman Elkharraz, Sabrina Ouazani, Hajar Hamlili, Rachid Hami
Amitié, Comédie française, Racisme, Romance, Solitude, Urbain




Ce qui est vrai, ce sont les accents. Avec à la clé plusieurs enseignements d'ordre sociologique. D'abord, le fait que dans un quartier où l'immigration d'origine maghrébine est dominante, l'accent arabe se généralise, y compris chez la jeune Française de souche et chez l'immigré d'origine asiatique. Ensuite - et c'est l'un des thèmes explicites du film, qu'on reste malgré tout conditionné par ses origines - le fait, que jouant Marivaux, la Française de souche arrive à retrouver un accent quasi pur, alors que les Maghrébins gardent celui de leur conversation quotidienne.
Mais la médaille a son revers: la vérité des accents rend le film difficile à suivre, voire rebutant pour tout spectateur non résident des "banlieues". C'est la même erreur que celle de Balzac s'obstinant à faire parler Nucingen avec son accent allemand, qui nous donne plus d'une fois envie de lâcher le bouquin. Dans le film, des sous-titres auraient été utiles; loin d'être vexants, ils auraient mis en évidence une incommunicabilité bien réelle.
Ce qui est vrai aussi, c'est qu'on suscite l'adhésion des élèves immigrés en les traitant comme des Français dits "de la bourgeoisie". Ici cela est mis en scène par le recours au "Jeu de l'amour et du hasard". Les rares professeurs ayant osé de telles oeuvres en Zone d'Education Prioritaire (en violation des instructions officielles de l'Education Nationale) confirmeront ce propos. Mais ipso facto cette classe de français n'est pas représentative de la réalité commune. Car sous prétexte de proposer des oeuvres "conforme au goût et aux capacités des élèves" l'EN a banni des programmes du collège, entre autres, le théâtre classique, humiliant ainsi les élèves sous couvert de bons sentiments, et contraignant les professeurs les plus valeureux et les plus courageux à la rébellion. La classe de français du film prend ainsi une allure de "village Potemkine", dont il serait parfaitement injuste que l'Education nationale s'attribue le mérite... ce qu'elle tend pourtant à faire à l'occasion de ce film, en jouant sur le fait que le grand public ignore ses coulisses.
Globalement, l'appréciation du film est donc mitigée. La pluie de récompenses qui l'a couvert apparaît exagérée : faut-il y voir la main d'un "antiracisme officiel"?
difficile de donner une note car on ne peut pas noter en dessous de zéro !
je n'avais pas vu un film aussi mauvais depuis bien longtemps.
Il faut vivre dans une citée pour comprendre les "dialogues".
Ils ont leur langage d'accord mais si les acteurs articulaient un minimum ça serait compréhensible.
Ce ne sont que des hurlements, injures pendant tout le "film", aucun intérêt.