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Rufus Wainwright
Sortie : 07/07/2008
CD audio
Singer/Songwriter, United States of America, Adult Alternative Pop/Rock, Chamber Pop, Alternative Singer/Songwriter, Variété / Pop International
1. Do I Disappoint You
2. Going To A Town
3. Tiergarten
4. Nobody'S Off The Hook
5. Between My Legs
6. Rules And Regulations
7. Not Ready To Love
8. Slide Show
9. Tulsa
10. Leaving For Paris N°2
11. Sanssouci
12. Release The Stars




Ses deux premiers albums restent pour moi, et de loin, ses meilleures productions. Par la suite, j'ai trouvé de moins en moins d'intérêt à écouter ses titres. Quelques-uns sortent du lot çà et là, mais ça n'est pas suffisant à mes yeux.
J'ai écouté de nombreuses fois cet album, j'ai même vu Rufus en live sur Arte jouant ces nouveaux titres, mais rien à faire, ils m'ennuient.
Il a apporté de nouveaux instruments, il a fait des progrès en chant, ses arrangements sont plus complexes qu'avant, mais je trouve qu'il a en même temps perdu tout sens de la mélodie accrocheuse et originale, le pire étant au niveau vocal : il va haut, il va bas... et c'est tout. Je n'ai rien entendu d'intéressant dans ses lignes mélodiques.
Côté musique, c'est souvent du brouhaha sans direction, ou alors sans réelle originalité dès lors que la mélodie est clairement repérable.
J'avais fait l'effort d'acheter le double album "Want" parce que je l'avais trouvé à un prix correct, mais "Release the Stars" ne fera pas partie de ma collection tant qu'il dépassera les 5 €.
À mon sens, Rufus a perdu Wainwright.
Je vais être franc: je ne connaissais pas la musique de Rufus Wainwright avant cet album car je n'avais jamais eu l'occasion de l'écouter. Je l'avais seulement entendu reprendre (avec beaucoup de talent)des chansons de Lennon en 2001 lors d'un concert hommage à New York. Il y reprenait THIS BOY en duo avec Sean Lennon.
Mon premier contact avec sa musique a été avec le fabuleux GOING TO A TOWN mais le reste de l'album est largement à la hauteur du reste de l'album. Je pense que Wainwright a un potentiel énorme. Son style est unique même si l'on a l'impression d'un déja-entendu. Son mariage de la pop, du rock et des arrangements orchestraux le placent à part dans l'univers musical actuel: un peu comme si Phil Ramone, Elton John et Brian Wilson (entre autres) s'alliaient pour faire un album.
Mes titres préférés sont TIERGARTEN, GOING TO A TOWN, SASNSSOUCI, RULES AND REGULATIONS et DO I DISAPPOINT YOU mais tout l'album fonctionne à merveille dans son ensemble et il n'y a réellement aucun titre faible, ce qui est de plus en plus rare.
C'est pour moi une réussite majeure de ces dernières années et d'ores et déja sans conteste l'un des 10 meilleurs albums de l'année.
Non, Rufus Wainwright n'a pas changé: Release The Stars, son 5e album, ne consacre pas le retour à un son plus simple, à une production plus épurée; la musique de Rufus n'est pas devenue sobre. Bonne nouvelle pour certains, mauvaise pour d'autres. Toujours est-il que cet album, à la pochette franchement originale (personnellement, je dirais même très laide et oppressante), est, une fois de plus, un petit plaisir pop sur lequel il serait dommage de ne pas se pencher.
En deux mots, on a ici affaire à un album cohérent, vraiment beau et soigné. L'amateur de pop sera comblé avec ce Release The Stars: on remarquera aux premières écoutes le sautillant et tout frais Tiergarten; Rules And Regulations, à la mélodie faussement paresseuse; et le sublime Sanssouci, morceau à la fois printannier et tout à fait charmant (ah, ce « toniii-iiii-iiiii-ght »...), que personnellement j'ai déjà rebaptisé « la chanson du bonheur » parce-qu'elle me procure une sensation de bien-être absolu à chaque écoute; enfin, Between My Legs commence comme un très joli exercice de style, enjoué et virevoltant, avant le tourbillon final (il faut l'écouter pour le croire, comme souvent d'ailleurs avec Rufus).
Il y a aussi, et c'est l'autre immense point fort du répertoire de Rufus, la pop un peu plus longue en bouche, en quelque sorte, moins immédiate mais tout aussi remarquable: on retiendra tout particulièrement Going To A Town, mélancolique à souhait, étonnant par sa sobriété mais vraiment superbe, et que l'on peut considérer comme l'un des sommets de l'album, ainsi que le délicat petit bonbon Nobody's Off The Hook
Un petit bémol, toutefois: Rufus, fidèle à sa réputation, est aussi un peu grandiloquent . Il aime la grande pop, les arrangements somptueux, ce qui peut sembler tout à fait séduisant sur papier. Dans la réalité, parfois Rufus en fait trop, et l'on ne peut s'empêcher, à l'écoute de certains morceaux, de se demander si ses compositions ne gagneraient pas à être plus simples. Après tout, Rufus a une voix absolument splendide, qui se suffirait parfaitement à elle-même. Et puis parfois, c'est un peu trop lourd. Trop de crème chantilly et autres glaçages. Je parle plus particulièrement de Do I Disappoint You, qui, malgré un certain potentiel, demeure une entrée en la matière bien indigeste.
Il y a aussi, selon moi, des morceaux plus faibles, que je ne parviens pas à apprécier. Not Ready To Love, surtout, me semble, malgré mes nombreuses tentatives, plutôt ennuyeux. Slideshow n'échappe pas non plus à ce jugement. Je n'arrive pas à m'habituer à ces titres, qui ne décollent vraiment à aucun moment. Je préfère, depuis toujours, le Rufus foufou et mélodique à celui qui s'étire en longueur.
Alors, que dire, en définitive, de ce nouvel opus? Release The Stars ne décevra pas les fans: on y retrouve ce qui fait de Rufus Wainwright un artiste si brillant et génial. Il voit tout en très grand, ce qui donne de belles pépites pop, et parfois aussi, quelques essais à l'emphase un peu trop évidente. Mais après tout, on lui pardonne facilement ses extravagances: la pop de Rufus Wainwright a un goût si particulier, si savoureux et attachant, que l'on ne peut réellement lui reprocher d'en faire trop. Cela ne fait-il pas partie, en effet, de son charme? Cinq étoiles, donc, malgré de petits défauts assez récurrents chez le monsieur.
Enfin, si je n'ai pas réussi à vous convaincre (ça arrive), sachez juste qu'on trouve, pêle-mêle dans le livret, Rufus en tyrolien et des nains de jardins, ce qui devrait achever de convaincre les plus réticents.