
Sony BMG - Sony BMG
Leonard Rose
Sortie : 09/10/2000
CD audio
Classique
1. Trio Pour Piano N 2 En Mi Bémol Majeur, Op 100 : Allegro
2. Trio Pour Piano N 2 En Mi Bémol Majeur, Op 100 : Andante Con Moto
3. Trio Pour Piano N 2 En Mi Bémol Majeur, Op 100 : Scherzo, Allegro Moderato
4. Trio Pour Piano N 2 En Mi Bémol Majeur, Op 100 : Allegro Moderato




Voici un des enregistrements de musique de chambre parmi les plus inspirés des années 60 ( Stern, Istomin, Rose ).
On signalera que l'andante de ce deuxième trio a été largement popularisé dans le grand public par le magnifique film de Stanley Kubrick : Barry Lyndon; c'est une des plus belles pages de toute l'histoire de la musique de chambre, et de la musique tout court...
La seule chose qu'on pourra regretter c'est le fait de n'avoir pas regroupé les deux trios pour violon, violoncelle et piano, dans le même coffret; la conséquence est que nous n'avons que 45 minutes de musique environ sur ce CD, ce qui est peu! Mais, quelle musique!
De plus,le trio n° 1 est disponible sur un autre CD.
Au fond, il n'y a rien a dire de cette interprétation légendaire des années 60 qui reste, et de loin, au sommet de la discographie. Un enregistrement de toute beauté d'une musique sublime où l'amour et la mélancolie se nouent et dénouent sans cesse. Il n' y a pas de commentaire à faire, il suffit d'écouter. Mais quel bonheur!
Schubert écrivit ses deux "Trios avec piano" quelques mois avant sa disparition.
Alors que la plupart de ses chefs d'oeuvre acquirent une célébrité posthume, rançon de sa trop courte vie, le second Trio rencontra d'emblée une popularité jamais démentie, depuis sa création à Vienne le 28 décembre 1827, et qui se réactiva quand Stanley Kubrick utilisa la pénétrante mélancolie du "andante con moto" dans son film "Barry Lindon".
Sans doute dérivée du folklore suédois, la sublime mélodie s'échange convivialement entre le violoncelle et le piano. La plasticité de son matériau thématique permet d'atteindre une expressivité intense avec une confondante économie de moyens. Ce lyrisme qui va à l'essentiel est l'une des manifestations les plus nues du génie schubertien.
La collaboration de Isaac Stern, Leonard Rose et Eugene Istomin remonte à 1961.
Dans cet enregistrement, réalisé en mai 1969 à New York, les trois musiciens américains culminent au sommet de leur art.
La cohésion des pupitres, la pureté de l'inspiration, la solidité du jeu placent leur réalisation comme une des plus évidente qu'ait connue la riche discographie de cet opus.
Proposé chichement sans complément de programme, dans un packaging assez rudimentaire de surcroît, le minutage de ce CD est un peu bref.
D'autant que le premier Trio est disponible dans un autre disque et qu'il aurait été avantageux de réunir la paire en un seul volume.
Peu importe : ces deux boîtiers rouge et bleu doivent figurer sur l'étagère de tout mélomane qui se respecte.