Quintette "La Truite" / Quatuor "La Jeune Fille et la Mort"

Essential Classics - Essential Classics
Juilliard String Quartet
Sortie : 25/10/1990
CD audio
CLASSICAL, Romantique, Quatuor, Période - Classique

Quintette
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Quintette "La Truite" / Quatuor "La Jeune Fille et la Mort" Essential Classics

Quintette "La Truite" / Quatuor "La Jeune Fille et la Mort"

 

La version de la Truite proposée ici est inaudible : de nombreux passages sont incroyablement faux! Je vous conseille vivement de choisir une autre version.

Les 2 étoiles sont pour "La jeune fille et la mort", qui est la seule chose qui ne m'a pas fait jeter ce disque à la poubelle...

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Quintette "La Truite" / Quatuor "La Jeune Fille et la Mort"

 


Ce disque propose deux chefs d'oeuvres de la musique de chambre de Schubert, d'humeurs radicalement différentes, et dont le seul point commun est d'être dérivés de sa production vocale.

Le délicieux Quintette "La Truite" doit son surnom à son andante qui brode une agréable série de variations sur la chanson "Die Forelle" que Schubert utilisa pour satisfaire le commanditaire de l'oeuvre, qui l'avait accueilli dans sa résidence de Steyr en été 1819.

Les mélodies insouciantes, l'ambiance allègre et les textures charnues et scintillantes sont somptueusement servis par le Budapest String Quartet, renforcé par la basse puissante de Julius Levine et le clavier cristallin de Mieczyslaw Horszowski.
Cette version presque demi séculaire est toujours aussi scintillante.

Changement de décor avec le Quatuor "La Jeune Fille et la Mort" achevé en janvier 1826, dont le titre se justifie là aussi par l'andante, dérivé du Lied "Der Tod und das Mädchen" que Schubert avait mis en musique neuf ans plus tôt, d'après un poème de Matthias Claudius.

La lecture subtile, souple, fine et mélodieuse du Juilliard Quartet prend ses distances avec ce dialogue macabre, et privilégie l'allégorie poétique.

La nuance prosodique, la variété rythmique de leurs archets font naître un foisonnant tableau dramatique dans l'allegro, dont on ne soupçonnait pas une telle richesse de contenu, et révèlent une large palette d'affects dans l'andante, ému quoique évitant toute violence.

En illustrant tendrement les efforts éperdus pour résister à la fatale étreinte, le finale tissé par les quatre musiciens américains éveille inévitablement chez l'auditeur un sentiment corollaire de leur mise en abyme narrative : la pitié.

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