
Parlophone - Parlophone
The Beatles
Sortie : 07/05/1987
CD audio
Pop Rock, Pop, British Invasion, Psychedelic, Pop/Rock, Drums, England, British Psychedelia, Pop & Rock, Psychédélique, Variété / Pop International
1. Taxman
2. Eleanor Rigby
3. I'M Only Sleeping
4. Love You To
5. Here, There And Everywhere
6. Yellow Submarine
7. She Said She Said
8. Good Day Sunshine
9. And Your Bird Can Thing
10. For No One
11. Doctor Robert
12. I Want To Tell You
13. Got To Get You Into My Life
14. Tomorrow Never Knows




Le sommet des Beatles n'est pas St Pepper, mais un ans plus tôt, Revolver!
Passé le premier morceaux complètement naze de Harrison qui se la joue Florent Pagny en pestant contre le fisc, les fab four enchaînent les perles pop, parfois candides, parfois insolites, parfois psychédélique, comme le dernier morceau du disque, Tomorrow Never Know, pour moi le meilleur morceaux de Lennon, et des Beatles!
A se procurer d'urgence pour avoir une étendu du talent des Beatles en un seul album, car tout est là!
Comme tout album des Beatles, très difficile de mettre moins de 5 étoiles à ce chef d'oeuvre (parmi tant d'autres du même groupe). Revolver est l'album qui marque la fin des tournées pour le groupe, le début d'une véritable expérimentation en studio (bien qu'ils maîtrisent déjà largement la chose au-dessus de la moyenne) et le prélude à un autre chef d'oeuvre (encore un) qu'est Sergent Peppers. Ce ne sont pas tant les hits qui marquent ce disque ('Eleanor Rigby', 'Yellow Submarine') que les innombrables innovations musicales et techniques (bande inversée sur 'Tomorrow Never Knows', orchestration d' 'Eleanor Rigby'). Autrement dit, les 4 bonhommes allient à la perfection prouesse musicale et un sens de la mélodie déjà largement éprouvé sur leurs précédents travaux. Du grand art, pour le moins...
Révolver est une collection de merveilles mélodiques et d'inventions musicales inédites ( et maintes fois copiées ) qu'on peut écouter en boucle sans se lasser. C'est aussi le début de la mystification : le comptage qui précèdent le premier titre ( taxman, de Georges ) est rajouté à la chanson, et dans ce titre Harrisson le guitarriste s'en prend à l'administration fiscale avec brio. Le texte du sublissime Eléanor Rigby est de Lennon bien que la composition finale en quatuor à cordes soit de Paul. Yellow submarine chanté par Ringo est la chanson psychédélique de l'album qui raconte non point les éléphants roses mais le sous marin jaune, son équivalent. Les bruitages du milieu de chanson sont excellents. Les titres sombres et acides de lennon (she said she said et tomorow never know ) rivalisent avec les mélodies enlevées de Paul ( hre there and every where par exemple). On est en déphasage avec la réalité, et l'Art au sens noble rentre en collision avec le Rock, entre en fusion avec les sixties, s'installe définitivement dans le monde musical pop rock qui l'absorbe pour en rendre une version assimilable pour tous ( et vendable en masse aussi ...) . Fini l'élitisme, bonjour la culture de masse à prix abordable, la révolution sixties est bien là et se matérialise magnifiquement sous les yeux étonnée des fans. La musique indienne fait son entrée dans le monde fermé ( et raciste) de l'occident, les barrières culturelles et ethniques sautent, les limites de l'art explosent. Quant à la pochette, c'est une révolution graphique à elle toute seule, ce style a été copié/collé des milliards de fois depuis dans le monde entier, il n'y a rien à dire de plus.