
Camden - Camden
Herbie Hancock
Sortie : 24/03/1997
CD audio
Jazz, Funk, Jazz-Funk, Fusion, Post-Bop, Hard Bop, United States of America, Modal Music, Jazz Funk/Soul Jazz
1. Chameleon
2. Watermelon Man
3. Sly
4. Vein Melter




Euh, il est censé faire quel genre de musique, Herbie Hancock ? Parce que si « Headhunters » c'est du jazz, je vais finir par l'apprécier, le jazz.
Le 1er titre, « Chameleon » est une tuerie funk. Du genre de celles que l'on trouve sur les disques de George Clinton et de sa galaxie de groupes (Parliament, Funkadelic, ...). En gros, du Sly Stone en moins barré. Sly Stone, justement. Le leader de Sly & The Family Stone est apparemment une des influences musicales de ce « Headhunters » (le titre « Sly »). Même si le funkster qui incendiait le festival de Woodstock n'a jamais sorti, malgré d'indéniables réussites, un morceau de la trempe de ce « Chameleon ».
Les trois autres titres du Cd, quoique d'un bon niveau (dont une relecture par Hancock de son propre « Watermelon man »), se situent tout de même un ton en-dessous du chef d'oeuvre introductif.
Dans les méandres du cerveau d'Herbie Hancock, tournent des rythmiques diaboliques tellement elles sont savantes.
On admire la vélocité des solos et la maestria de chaque instrumentiste, mais ces longues plages d'improvisation ne satisfont probablement que ceux qui les interprètent, car on est vite saturé de notes et de couinements. Dans ce fatras qui n'a de sensé que la trame rythmique, on peut se demander où est passée la musique.
Désolé, pour que le génie soit reconnu, il faut qu'il soit un minimum accessible et partagé. Selon moi, ce n'est pas le cas ici, car ce cd ressemble fort à une masturbation intellectuelle, qui n'a pour seule vertu que de satisfaire celui qui la pratique.
La musique est tellement plus belle quand elle est universelle !
Que c'est bon de se replonger dans la version originale de Chameleon et Watermelon man, standards tant de fois repris de manière parfois discutable.
Un classique à vite se procurer pour sa discothèque jazz qui marqua un nouveau départ chez Herbie Hancock, plus funk, plus électronique aussi.