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Sortie : 30/04/2008
Poche
Auteur : Michael Connelly
Poches, Policier, Policiers




Depuis l'excellent Oiseau des Ténèbres paru en 2001, j'ai eu beaucoup de mal à m'enthousiasmer pour un nouveau Connelly, même si des livres comme Lumière Morte et Deuil Interdit se sont révélés plus qu'agréables à lire.
Avec Echo Park, j'ai enfin retrouvé le Connelly que j'aimais : l'histoire avance vite, sans temps mort, et on ne s'ennuie pas une seconde, même si le rythme ralentit dans le dernier chapitre. Il y a ce qu'il faut en terme de rebondissements, et si Connelly utilise toujours les mêmes ficelles en fin de roman, force est de constater qu'il est difficile de refermer le livre tant l'histoire est prenante.
Le seul reproche que je puisse formuler est que l'histoire parait moins dense que dans les premiers romans, et que les personnages principaux sont à la limite de la caricature : outre les sempiternelles séances d'aveux dignes d'un film hollywoodien, c'est surtout Bosch qui déçoit. On n'apprend pas grand chose sur lui, si ce n'est qu'il a mal au dos et qu'il a acheté un nouvel album de jazz... Et je ne vous parle même pas de sa vie amoureuse qui aurait de quoi faire pâlir James Bond ! Une vraie déception quand on sait la place qu'occupaient ses états d'âme dans les premiers romans de l'auteur.
Mais après des livres terriblement plats et décevants comme La Défense Lincoln ou Los Angeles River, cet Echo Park nous montre que Michael Connelly n'a finalement rien perdu de son talent de conteur.
Haletant, percutant, cet épisode m'a laissé... à genoux...
Connely est au meilleur de sa forme et fait renouer Harry Bosch avec ses anciennes méthodes, rugueuses, à la limite de la légalité mais toujours efficaces. Le plaisir est double de le voir renouer avec la belle Rachel Walling.
Quel plaisir de voguer en eaux troubles, et de se laisser mener en bateau avec Harry...
Encore! Encore!