
Oxymore - Oxymore
Sortie : 07/10/2007
Broché
Auteur : Sire Cédric
Policier, Policier grand format, Policiers, Romans de science fiction. Terreur, épouvante




Essayer d'expliquer ce qui fait la magie de cette anthologie serait déjà en gacher une partie... Je me contenterais donc de conseiller cette merveille à tous ceux qui dévorent en général la littérature fantasy, polar et/ou roman-noir, mais aussi à ceux qui aiment déjà où voudraient découvrir les atmosphères mystiques, goths, et/ou fantastiques. Chacune de ces nouvelles est un bijou en soit, mais cette anthologie est loin d'être une simple juxtaposition de textes, le travail de Sire Cédric est parfait: en lisant le livre, on est transporté par différents auteurs dans des mondes qui se complètent pourtant, en ce qu'ils forment un tout unifié et exceptionnel. Un vrai régal !
PS > en réponse à un autre commentaire: oui, en effet la dernière nouvelle est choquante mais, justement, c'est une écriture poignante qui en est à l'origine... alors moi je m'incline devant une plume aussi bien maniée et un auteur qui n'a pas peur de nous choquer en nous révélant une part bien noire de notre propre humanité.
L'emblemes Polar rend à ce genre sa noirceur originelle et nous plonge dans des atmosphères glauques, dignes de Chattam, Harris et autres, mélé à la richesse des genres de l'imaginaire. Le texte de Braunbeck confirme l'intensité de la plume de cet américain aperçu dans diverses revues et anthologies, il est d'un réalisme inquiétant. Merlin Gaunt joue sur le registre de l'originalité et nous dépayse totalement. Armand Cabasson, Léa Silhol et Weinberg nous offre des textes puissants eux aussi. L'originalité d'E Ebory est davantage basée sur le lieu de son enquête que sur les péripéties vécues, mais il vous suprendra à coup sûr. Enfin les analyses de S Nicot et de F Manson vous permettront de brosser un tour d'horizon de ce que l'on puet nommer la fusion des genres. Très hautement recommandé aux amateurs de policiers en quête de sensatiosn fortes, parfois dérangeantes. Mais le monde est aussi cruauté