
Sony Classics - Sony Classics
Johann Sebastian Bach
Sortie : 11/02/1993
CD audio
Baroque, Piano, Clavier
1. Aria
2. Variation 1
3. Variation 2
4. Variation 3 - Canone All' Unisono
5. Variation 4
6. Variation 5 - Ovvero
7. Variation 6 - Canone Alla Seconda
8. Variation 7 - Ovvero
9. Variation 8
10. Variation 9 - Canone Alla Terza
11. Variation 10 - Fughetta
12. Variation 11
13. Variation 12 - Canone Alla Quarta
14. Variation 13
15. Variation 14
16. Variation 15 - Canone Alla Quinta, Andante
17. Variation 16 - Ouverture
18. Variation 17
19. Variation 18 - Canone Alla Sesta
20. Variation 19
21. Variation 20
22. Variation 21 - Canone Alla Settima
23. Variation 22 - Alla Breve
24. Variation 23
25. Variation 24 - Canone All'Ottava
26. Variation 25
27. Variation 26
28. Variation 27 - Canone Alla Nona
29. Variation 28
30. Variation 29 - Ovvero
31. Variation 30 - Quodlibet
32. Aria Da Capo




N'en déplaise au pseudo-moderne, à ceux qui considèrent que la musique de Bach est abstraite, à ceux qui disent que si Bach avait eu un piano il aurait aimé ça, à ceux qui considèrent que le piano est "moderne", à ceux qui pensent vivre avec leur temps, à ceux qui n'aiment pas le clavecin, à ceux qui n'aiment pas les "pseudo-spécialistes" parce qu'eux mêmes n'ont pas les connaissances suffisantes pour comprendre...
Jouer les Goldberg au piano est une abérration ! Bach n'est pas le premier compositeur qui tint compte des capacités techniques des instruments mais il les a toujours particulièrement respectées (et si des problèmes techniques ce posent c'est que ce n'est pas le bon instrument que l'on utilise (flûte en sol, en ré, violoncelle piccolo, violon piccolo, hautbois d'amour, da caccia, viola da braccio, etc).
N'oublions pas que les variations Goldberg nécessitent impérativement DEUX claviers, et c'est à dessin, pour abtenir une variété des sons inaccessible au piano ! Ecrire pour clavecin ou pour piano n'a rien à voir ! C'est aussi idiot que de jouer les Gnossiennes de Satie au cymbalum ou de chanter la Missa Pro Defunctis de Ockeghem avec un choeur symphonique !!!! ET C'EST DÉNIER AUX COMPOSITEURS LA CAPACITÉ DE SAVOIR CE QU'ILS FONT... UN COMBLE !!!!
Mozart et Beethoven auraient-ils composé les mêmes oeuvres pour piano s'ils avaient eu sous la main un instrument pseudo-moderne ? Surement pas ! Et Listz qui était capable de casser le mécanisme de ces pianos aurait-il pu le faire avec un Steinway d'aujourd'hui ? Bien sur que non ! Il faut donc l'instrument adapté pour montrer le génie de ces compositeurs à utiliser les capacités voir les limites de leurs instruments.
Quand au contrepoint, il ne supporte pas ce traitement... même si Gould joue de manière sèche, sans utiliser les capacités technique de son piano ! C'est non seulement trahir l'oeuvre mais aussi la rendre absconse : chaque variation étant inspirée de formes, techniques, archétypes ou idiômes de la musique baroque (sonate à 2, à 3, fugue vocale, air d'opéra à l'italienne, adagio orné à la corelli, perpetum mobile, choral, etc). C'EST TOUT SAUF DE LA MUSIQUE ABSTRAITE ! BACH EST UN COMPOSITEUR BAROQUE, PROFONDÉMENT BAROQUE, INCONTESTABLEMENT BAROQUE !
Que les pianistes aient envie de jouer les Goldberg c'est bien normal ! Mais de grâce ! qu'ils le fasse chez eux, sous la douche !
Le dernier des puritains réinvente le génial Jean Sébastien Bach.
C'est ma version préferrée because une interprétation incroyablement poétique, un doigté légendaire, un son limpide malgré ses tics (ronronnement vocal, craquements de la chaise basse quasiment inaudibles) ; une oeuvre majeure qu'il interprète plus lentement avec la sobriété du mystique, une oeuvre qu'il a décortiqué mentalement et mûri des années pour nous livrer son testament à écouter dans le noir et le silence complet. Glenn approche la perfection à la veille du grand départ (entre temps, il a enregistré les magnifiques ballades Op.10 de Brahms que je place au même niveau que Julius Katchen).