
Zig Zag Territoires - Zig Zag Territoires
Sortie : 24/04/2008
CD audio
Ballet, Symphonic, Orchestral
1. The Creatures Of Prometheus, Overture In C Major, Op.43
2. Symphony No.1 In C Major, Op.21: 1.Adagio Molto, Allegro Con Brio
3. Symphony No.1 In C Major, Op.21: 2.Andante Cantabile Con Moto
4. Symphony No.1 In C Major, Op.21: 3.Menuetto: Allegro Molto E Vivace
5. Symphony No.1 In C Major, Op.21: 4.Finale: Adagio, Allegro Molto E Vivace
6. Symphony No.2 In D Major, Op.36: 1.Adagio Molto, Allegro Con Brio
7. Symphony No.2 In D Major, Op.36: 2.Larghetto
8. Symphony No.2 In D Major, Op.36: 3.Scherzo: Allegro
9. Symphony No.2 In D Major, Op.36: 4.Allegro Molto




Que dire ? Chaque symphonie mériterait une dithyrambe... que dis-je : chaque plage des 6 CD !
C'est inouï comme l'orchestre sonne ample et immense, les bois sont d'une pureté diabolique, les cordes d'une vivacité et d'une suavité angélique ! Tout chante, swingue, tonitrue,
Et que de détails jamais entendus avec tant de précision, de netteté (syncopes du thème B de la VIIIème par exemple).
Les mouvements lents sont tous absolument sublimes, les sections fuguées d'une intensité frappante (mouvement lent de la IIIème), les fanfares d'une rythmique enthousiasmante, etc. Je vais dire une bêtise... mais pour la première fois, j'ai l'impression de comprendre la IIIème et la IXème...
Finalement la plus grande valeur de cette enregistrement est de nous faire nous rendre compte a nouveau, à quel point ces oeuvres ultra connues (râbachées ?) sont la plus pure expression du génie humain. C'est une synthèse du "passée" (on y entend Haydn, Gossec, Mozart...) et le point de départ du XIX ème siècle (Bruckner ! dans le mouvement lent de la IXème et parfois même Wagner... celui du Hollandais mais aussi celui de Parsifal !!!). Jamais la modernité de ces oeuvres ne m'est apparue avec plus d'éclat.
Lesueur avait raison : il ne faut pas écrire des musiques comme ça !
Nombre de critiques élogieuses me faisaient attendre beaucoup de ce coffret.
C'est dire la déception à l'écoute de cette version.
Côté positif: de très belle sonorité et surtout une maîtrise orchestrale au dessus de tout soupçon. Une interprétation vivante et engagée.
Côté négatif: le reste, c'est à dire:
-un orchestre vraiment trop peu puissant, malgré ce qu'explique Immerseel dans son texte de présentation. Il n'y a qu'a comparer ne serait-ce qu'avec Brüggen (qui ne dirige pourtant pas la philharmonie de Berlin) pour comprendre.
-le sentiment que la profondeur des oeuvres est ignorée, au profit d'une mise en place astucieuse et d'une fougue qui tiennet lieu d'interprétation.
Avec ce traitement, les ouvertures et la symphonie n°1 procurent de très bons moment.
En somme, si vous cherchez un Beethoven façon an 2000, qui vous en met plein la vue en terme instrumental, et qui swingue, précipitez vous. Si vous y cherchez autre chose, passez votre chemin.
C'est dommage, car Immerseel a eu de superbes réussites dans le répertoire romantique (Rimsky, Liszt, Ravel notamment)
L'éternel Beethoven a été exceptionnellement bien servi.
En ce qui me concerne, ce cycle de Jos van Immerseel vient de s'ajouter à une collection de plus de vingt cycles symphoniques de Beethoven.
Mais, en effet, cette intégrale (sur instruments authentiques et cherchant à recréer le véritable son Beethovénien) sort de l'ordinaire et elle est devenue du jour au lendemain l'une de mes favorites.
La musique chante, elle coule de source, fraîche et pétillante. L'harmonie orchestrale se marie tout naturellement et sans effort apparent avec les sons distinctifs des instruments individuels dont frappent surtout les sons très spéciaux des instruments de percussion.
Un excellent livret complète cette édition dorénavant indispensable pour tout passioné des symphonies de Beethoven.