
Columbia - Columbia
Judas Priest
Sortie : 16/06/2008
CD audio
Hard Rock, Heavy Metal, England, British Metal, Album Rock, New Wave of British Heavy Metal, Metal / Fusion International
1. Dawn Of Creation
2. Prophecy
3. Awakening
4. Revelations
5. The Four Horsemen
6. War
7. Sands Of Time
8. Pestillence And Plague
9. Death
10. Peace
11. Conquest
12. Lost Song
13. Persecution




Judas Priest qui se lance dans l'exercice périlleux du double album conceptuel ? Pas vraiment excitant pour ma part, surtout au vu des critiques acerbes lues ici ou là. En plus, même si j'ai du respect pour ce grand groupe, je ne suis pas un grand fan, j'ai juste Painkiller et le double Best Of. Pour être plus précis et pour `situer', je préfère le War Of Words de Fight à la plupart des albums de Judas Priest... Autant dire que si j'ajoute que j'avais trouvé le précédent insipide, avouez que ça ne laissait à Nostradamus que peu de chance de me séduire !
On a vraiment l'impression d'avoir à faire à un groupe qui a décidé de ce faire plaisir sans aucune contrainte stylistique. Disons que pour un groupe qui a presque 40 ans de carrière, et les fans qui vont avec, il n'est pas forcément évident de prendre le risque de sortir un album de cette trempe. Et musicalement, ça donne quoi, alors ? Et bien, comme n'importe quel concept, l'ensemble est homogène et est basé autour d'un thème (il s'agit ici évidemment ici du célèbre visionnaire français). Le chant de Rob Halford est rarement aigu, plus posé, il chante plutôt qu'il ne crie. Les compositions intègrent des éléments symphoniques qui sont au service des morceaux. Et à part ça ? A part ça, c'est franchement très beau, globalement très mélodique, les titres sont assez longs, les refrains sont aussi soignés que les arrangements, avec pas mal de pistes instrumentales qui lient parfaitement les `vrais' titres. Et quels titres !
Le premier disque débute par une introduction majestueuse. Suffisamment longue pour intriguer, suffisamment courte pour ne pas rebuter, elle est simplement parfaite. `'Prophecy'' déboule et c'est un vrai hymne (`I Am Nostradamus' !), les amateurs ne devraient pas être trop dépaysés. Suit `'Revelations'', qui sans vraiment choquer, donne quand même le ton de l'album. Quelques courts interludes pas chiants permettent l'enchainement idéal entre chaque morceau. L'expérimentation s'accentue sur `'War'', qui bien ancré dans le concept, intègre des passages classiques, ça sonne musique de film par moment. Arrive le sommet de cet album, il s'agit de la deuxième partie de ce premier disque, avec l'enchainement `'Sands Of Time''/''Pestilence And Plague'', un grand moment. Judas Priest maitrise ici son sujet, et à condition d'être suffisamment ouvert pour se laisser embarquer, on ne peut qu'être envoûté par son refrain en italien (`Nella Tentazione / Ceccando Lagloria' !). Rob Halford y réussit des prouesses et les parties de guitares subliment vraiment le titre. Suit un titre assez particulier intitulé `'Death'', très sombre et qui semble indissociable du concept, à l'image du suivant `'Conquest'', très metal opera dans l'esprit. Le calme et inattendu `'Lost Love'' précède le dernier titre `'Persecution'', c'est le plus violent de (Judas Priest ?) l'album et ça fait du bien.
Le second CD reprend plus calmement avec un instru puis arrive le majestueux `'Exiled'', et sa batterie électronique (rangez les fusils, c'est pas nouveau, ils l'ont déjà utilisé sur Turbo, je sais, ça fait plus de 20 ans, mais tout de même), et dont le refrain est mélancolique et très beau. Judas Priest finit d'achever ici les plus ouverts d'esprit. Arrive pourtant une période plus heavy avec `'Alone'', gros riff, on y entend Rob Halford chanter de manière plus agressive, mais le refrain vient apporter une touche mélodique, même chose pour `'Visions'', deux très bons titres. Plus nuancée, la ballade `'New Beginnings'' suivit d'un calme interlude, le bien nommé `'Calm Before The Storm''. Le contraste est alors encore saisissant avec ce qui suit puisqu'il s'agit de `'Nostradamus'', qui ne m'avait guère intéressé à sa sortie sous forme de single, mais qui apporte ici sa pierre à l'édifice. Et quel édifice ! Judas Priest varie les plaisirs et c'est la vraie force de cet album, qui se termine sur un titre épique, dont le refrain est à nouveau mélodique et mémorisable, les guitares n'étant pas en reste, un titre qui résume à lui seul l'esprit de l'album.
Tel est pris qui croyait prendre, puisque ce double album conceptuel de Judas Priest est sublime. Et seules trois écoutes m'en ont convaincues. Evidemment, certains fans hardcore du combo britannique vont faire la moue à l'écoute de Nostradamus et ses lignes de chant pas vraiment `screeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeam', le chant suraigu, véritable marque de fabrique du Metal God était absent du disque. On aime ou on déteste, mais une chose est sûre, Nostradamus ne laissera pas indifférent. Ce sera un passage marquant dans la carrière bien remplie du groupe. Je rends donc hommage à Judas Priest d'avoir osé l'impensable. D'avoir fait leur disque et non celui que les fans attendent d'eux. D'avoir pris le risque d'en perdre un certain nombre au passage. Pour en gagner d'autres. J'en fais partie...
Je connaissais évidemment Juda's priest avant d'écouter cet album, mais j'y étais un peu indifférent.Depuis je me suis renseigné sur le groupe et sur Rob qui est beaucoup plus talentueux ou fin que l'on pourrait le penser.je me suis procuré du coup d'anciens morceaux à eux, c'est sûre que cet album est assez différent de ce qu'ils ont pu produire auparavant, mais comme disait qq, ils n'ont plus rien à prouver.Et puis qu'elle bonne idée d'avoir été chercher d'autres inspirations, d'autres sons, qu'elle ambiance envoutante c'est vraiment le mot, superbe du début à la fin!!
Bien....difficile de donner un avis définitif sur cet album et je trouve certains commentaires plutôt durs car enfin, le fait est là, Judas Priest n'a plus rien à prouver et sort un concept album, double qui plus est. Un constat au-delà de la musique : la voix d'Halford est excellente. J'ai écouté cet album au moins vingt fois pour avoir un avis plus affirmé car moi aussi j'aime "victim of changes" ou "métal gods" néanmoins, force est de constater que cet album est....excellent. Rien à faire : il pourra décevoir celui qui veut entendre d'entrée le morceau de bravoure, le truc rapide et qui cogne et qui ne souhaite pas consacrer beaucoup de temps à l'écoute car, oui, il est préférable de prendre son temps pour en apprécier l'ensemble. Achetez le pour vous faire une idée. Certains passages pourraient être des musiques de films ! a noter dans le dernier titre excellent, (dans le jeu des petites cases, car nous voulons toujours comparer, je ne peux m'empêcher de lorgner vers Iron Maiden) la fin est chantée en français !! bien vu.
Différent de ce qu'ils ont fait auparavant, même si je n'étais pas un fan, je connaissais quand même quelques chansons d'eux.Mais je trouve cet album pas mal du tout, un style d'opéra heavy métal pas désagréable, c'est plus soft, parfois un peu mielleux j'en conviens, mais cela se laisse agréablement écouter.Ca m'a même mis le pied à l'étrier pour écouter des plus anciennes de ce groupe.