
Fox Pathé Europa - Fox Pathé Europa
Sortie : 18/11/2005
DVD
Réalisateur : George Lucas
Acteurs : Natalie Portman, Ewan McGregor, Hayden Christensen, Ian McDiarmid, Samuel L. Jackson
Aventures, Combats, Effets spéciaux, Epique, Extra-terrestre, Guerre, Manipulation, Pouvoir, Science-Fiction, Survie, Suspense, Trahison




Tout le monde l'aura compris; ce film est le point final... d'une longue agonie de 6 années qui précipita la plus formidable saga de tous les temps dans les méandres d'un carnaval High-Tech ridicule, surenchère d'images creuses secondées par des acteurs plus virtuels que les effets spéciaux (sauf Ewan Mc Gregor)... bref, pour tout trentenaire ayant eu le bonheur de connaître du VRAI Star Wars, c'est enfin la fin d'une prélogie burlesque, que tout le monde applaudit à deux mains parce que, même si c'est creux, c'est super beau et il ne leur en faut pas davantage.
Star Wars la Trilogie avait posé les bases de la machine Hollywoodienne telle qu'on la connaît aujourd'hui; "Star Wars" la Prélogie se fait avaler par ce même système, arrivé au paroxysme de son orientation d'abord et avant tout commerciale, pour en devenir l'un de ses pires exemples. En la matière George Lucas a fait école; et est lui-même redevenu l'apprenti de cette pratique obscure autant que douteuse.
Pour en revenir au film, voilà qu'on apprend que le plus grand méchant de tous les temps, censé être sans foi ni loi, est devenu un serviteur du Mal à cause... d'une fille? Affligeant! La fin d'un personnage et du mythe de l'homme derrière le masque.
Tout ça pour ça; j'aurai finalement préféré ne rien savoir! Pourtant les signes avant-coureur étaient là; les Episodes I (le plus réussi des 3) et surtout l'Episode II étaient les précurseurs éhontés de cette débandade.
Ouin ouin le petit Vador, adolescent Jedi colérique et envieux des autres, qui veut tout tout de suite et qui se met à pleurer quand on ne lui donne pas ce qu'il veut. Pathétique.
De plus le film survole, parce qu'il aurait trop de choses à montrer mais ce qu'il nous montre est plastique, artificiel, survolé, creux... Il ne prend le temps de se fixer sur rien et rien ne se fixe dans notre esprit. On l'avale comme on sirote le coca du côté obscur sans lequel on ne nous laisse pas entrer dans la salle de cinéma, car il faut bien vendre, le même produit à tous les étages.
Star wars la Prélogie n'a pas engendré de films, mais simplement de produits. Et il faut acheter. Et comme cette fois il y a des Jedi - jeune - qui font des pirouettes mieux qu'au cirque, paraît-il que ça plaît aux gens... Il ne vous faut vraiment pas grand-chose...
Chaque film de la Prélogie a apporté son lot de vidéos gag, celles de l'episode III sont les suivantes: la pirouette - numérique - de Palpatine quand il combat Mace Windu, la nullité de l'ensemble de ce combat en général, un Chewbacca qu'on ne reconnaît même pas, un Palpatine - encore lui - qui se fait balader cul par-dessus tête par une grenouille verte qui nous épargne la honte d'un bis repetita de son combat avec Dooku (de l'Episode II), une bataille spatiale dont on aurait besoin de quelques 5000 visionnages pour en visualiser tous les détails, une séduction au Côté Obscur qui nous fait nous tordre de rire tant elle est mal orchestrée et jouée, des clones toujours aussi présentement insupportables (on les fait survivre pour mieux les mêler ensuite aux Stormtroopers), des blessures non crédibles au sabre laser, une Padmé Amidala aussi bonniche que les James Bond girls en leur temps, et j'en passe...
Je le dis et je le martèle: "Star Wars" la Prélogie n'est PAS du Star Wars. Et cela ne le sera jamais! Même dans 20 ou 30 ans. Ces trois produits fort dérivés, guère plus que de gigantesques essais CGI pour un nouveau projet à la fois cinématographique et culturel aujourd'hui avorté, sont à radier du catalogue de notre Galaxie Lointaine, Très Lointaine. Star Wars, leur digne prédécesseur, est mort en 1999.
Pari gagné, Georges Lucas a réussi. Ce film que je connais par coeur m'a emmené bien au dela de l'émotion. On retrouve après une menace fantome décevante et une attaque des clones encore trop commerciale l'esprit de la trilogie originale. Encore une fois il y a dans Star Wars ce côté dramatique, sombre, voire triste pour certains qui nous boulverse et qui ne nous relache qu'au générique final, que nous écoutons, après avoir vu cet ultime opus de la saga, avec une autre oreille. Et que dire des effets spéciaux magiques que l'on nous sert dès le début.
On retrouve aussi, bien au-dela de ce qu'on espèrait, certains protagonistes des épisodes 4, 5 et 6.
Et bien sur, La Revanche des Siths reli extrement bien avec l'épisode 4.
Après l'ennui de la Menace Fantôme et la montée en puissance de l'Attaque des Clônes, voici enfin comment les deux trilogies s'emboitent. Et cet épisode 3 est tout à fait remarquable. Le scénario est monté de telle sorte que toutes les histoires sont parfaitement reprises dans le tout premier film (Obi-wan en ermite, les enfants d'Anakin qui grandissent séparément, la naissance de l'empire, etc)
George Lucas a de nouveau sorti l'artillerie lourde pour les effets visuels (les images de synthèses sont d'ailleurs un peu trop visibles...) mais j'en reviens au scénario qui m'a vraiment scotché. Lucas est montre que sa saga est une critique de la politique et de la société (celles que nous connaissons) : comment la démagogie et l'avidité peuvent mener à la déliquéscence sociale et enfin à la dictature. L'extermination des Jedi et la transformation d'Anakin en Darth Vader ne sont pas sans rappeler coup d'état du 18 brumaire et la nuit des longs couteaux. Car tout au long de la saga on comprend que la chevalerie Jedi est le symbole de la stabilité et de l'âge civilisé qu'Obi-wan regrette avec amertume dans un Nouvel Espoir.
Certaines scènes resteront pour longtemps dans vos mémoires : la bataille spatiale du début, la diabolique conversion d'Anakin sous l'influence néfaste du Chancelier Palpatine, la destruction orchestrée des Jedi et le fameux duel entre Obi-wan et son ancien disciple.
Voilà pourquoi je suis adepte de Star Wars : Lucas nous enmène d'un univers superbement imaginé tout en nous faisant réfléchir sur le monde dans lequel on vit. J'ai adoré ce film! Et il précipite le retour de Han Solo!
Quand au deuxième DVD, il porte principalement sur les effets spéciaux, les scènes coupées, et la dissection d'une scène bien particulière.