Moi, Charlotte Simmons

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Sortie : 15/02/2007
Poche
Auteur : Tom Wolfe
Littérature anglo-saxonne, Littérature française, Poches littérature internation, Roman-théâtre


Moi, Charlotte Simmons
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Moi, Charlotte Simmons Tom Wolfe Pocket

Moi, Charlotte Simmons

 

Cet énorme roman d'initiation a pour héroïne une jeune fille modeste, pure, naïve et brillante, qui, sorte de Candide femme et contemporaine, quitte la douce protection de sa famille et de sa "province" pour rejoindre l'élite d'une des plus prestigieuses universités des usa.
Bien sûr, elle va immédiatement découvrir une autre réalité et un monde sans pitié dont, jusqu'alors, elle n'avait pas imaginé l'existence. Elle n'est pas dans le paradis de l'intelligence et de la culture dont elle rêvait, mais plutôt dans son contraire, et sa découverte ne se fera pas sans souffrances.
On peut reprocher à ce roman des personnages un peu trop caricaturaux (les gosses de riches, les sportifs, les intellectuels, les étudiantes sans cervelle...), et aussi une fin un peu prévisible, surtout après la lecture du grand "Bûcher des vanités". Mais, on lit néanmoins avec beaucoup de plaisir les "aventures" de cette pauvre Charlotte lâchée, sans défense, au milieu de ces fauves! Et le léger flou, laissant transparaître une certaine ambiguïté dans le dernier chapitre, est intêressant.
Et puis, surtout, on découvre le monde des grandes universités des usa, pas seulement le monde estudiantin, mais toute une organisation, faite d'arrengements en tous genres, qui permet de "faire croire". Un monde où règnent l'illusion et le paraître.

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Moi, Charlotte Simmons

 

Pleins feux sur le système universitaire américain et sur la prestigieuse faculté de Dupont, sacro-saint sanctuaire qui façonne l'élite de la jeunesse américaine. Tout droit sorti de ses montagnes,une jeune provinciale,candide et un brin bigote,Charlotte Simmons ,va rapidement se rendre compte que derrière la quête du savoir et de l'ascension sociale se cache celle du plaisir,de l'alcool et du sexe.Funeste miroir aux allouettes,où l'ingénue Charlotte devra oeuvrer pour ne pas perdre son âme.

Moi, charlotte Simmons est un récit initiatique assez jubilatoire. Les 500 premières pages sont assez drôles notament dans l'apprentissage que fait l'héroîne, du monde qu'elle cotoie. Le rythme a alors tendance à s'essouffler,les errements intellectuels de Charlotte deviennent redondants et la traduction du roman devient parfois irritante du fait de l'utilisation continue du mot "fuck"que l'édition aurait mieux fait de traduire par un "pu...."de bon aloi. Toutefois,les mésaventures sentimentales de notre "ingénue étudiante"radicalise une seconde partie qui tient le lecteur en haleine.Loin d'une vision trash à la Brett easton Ellis, Tom Wolfe à son habitude s'attache à décrire l'univers de ses personnages et prend soin de ne jamais sombrer dans le scabreux.
On pourra lui repprocher d'avoir perdu ce côté "dur" qui faisait tout le piquant du"Bucher des vanités" où "d'un homme,un vrai",au vu du Happy-end qui clôt son roman.Peut être,lui aussi,a l'instar des personnages de son livre est-il tombé raide dingue de Charlotte Simmons pour ne pas la sacrifier sur l'autel du snobisme.

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Moi, Charlotte Simmons

 

Charlotte Simmons? Une jeune provinciale américaine hyper douée qui se retrouve dans la cour des grands, à savoir dans une université de prestige où les fils de gros sacs se retrouvent pour faire la foire et, accessoirement, étudier. La jeune femme va passer par tous les états, de la fierté bafouée à la dépression nerveuse. Autour d'elle, une nuée de mecs qui sont autant d'occasions, pour l'écrivain, de montrer certains aspects de la vie des campus américains: équipe de basketball, fraternités et sororités, journal des étudiants, cercles de pensée. Le tout constitue un portrait-charge des établissements américains d'enseignement supérieur, entre Bridget Jones et le tragique le plus sombre. Le tout est porté par une langue efficace, rapide, parfois musclée - tout au plus peut-on regretter le maintien du mot "fuck" dans la traduction, qui sonne parfois un peu artificiel en français. La fin me paraît un peu trop ouverte, par ailleurs: l'héroïne n'a certainement pas réglé tous ses petits problèmes, ni d'ailleurs certains autres personnages. Mais enfin, le bilan de cette grosse lecture bien savoureuse reste amplement positif!

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