
Presses de la Cité - Presses de la Cité
Sortie : 02/11/2007
Broché
Auteur : Jon Krakauer
Actualité et médias, Littérature anglo-saxonne, Littérature étrangère




Je l'ai lu apres avoir vu et profondément aimé le film de Sean Penn, et je n'ai pas aimé le livre de Jon Krakauer. Selon moi l'auteur a trop facilement tendance a porter un jugement sur les actes du protagoniste et ne sait pas s'effacer. Il admet volontiers manquer d'éléments mais se positionne presque en moralisateur sur un ton qui frise la condescendance envers Chris McCandless.
Je n'aime pas Jon Krakauer qui considere Jack London comme un fanfaron surmédiatisé (j'exagere a peine...), et qui meuble une partie significative de son livre avec une anecdote de son passé qui tente vainement d'établir une parallele entre ses erreurs de jeunesse et les convictions profondes d'un idéaliste.
Le livre mérite toutefois le détour si l'on s'intéresse a l'histoire de Chris McCandless et que l'intrusion intempestive de l'auteur dans le récit ne nous gene pas outre mesure.
Si le film est vraiment une petite perle, il en est tout autre pour le livre dont il fut inspiré.
Pas de romance, juste une enquête journalistique sur l'évènement, surtout post-evènement d'ailleurs.
3 chapitres entiers sont consacrés aux autres aventuriers du Grand Nord.
De longs passages "interviews" sur les personnes ayant côtoyés "Alex".
Bref, un livre un peut décousu qui déçoit vraiment.
j'ai vu le film il m'a tout simplement anéantie sur l'absurdité de l'homme qui a une cervelle de pion médiatisé et commandé par la vie matérialiste que l'on a créé mais m'a fortement impressionnée par le paysage fabuleux mais aussi par l'histoire de ce jeune homme qui pour être franche et polie. Personne n'a le courage ni la volonté de faire cela de peur de l'avenir qu'il aura et de tout laisser. La monopolisation de l'être est aujourd'hui trop importante pour se rendre compte du bonheur qu'on aurait à faire comme lui et on a peur de la simplicité et du bonheur réel. Il ne serait jamais revenu a la civilisation comme il avait eté avant mais juste pour se dire qu'il ne faut pas jouer trop longtemps avec les choses que l'on ne connait pas assez bien les bonnes choses ont toujours une fin.La nature reste cruelle, imprévisible , maléfique, indetournable, inaprivoisable; mais d'une beauté rarissime et injugeable.