
Editions de l'Olivier - Editions de l'Olivier
Sortie : 03/01/2008
Broché
Auteur : Cormac McCarthy
Littérature anglo-saxonne, Littérature étrangère




Une histoire d'amour entre un père et son fils, tous deux survivants de l'apocalypse. Roman noir où les protagonistes déambulent au milieu d'un monde dévasté, parcouru de survivants déshumanisés et canibales. Dans cette histoire d'amour paternel et filial se dessine un parcours initiatique où le père transmet à son fils cette graine d'humanité restante, ce feu intérieur. L'enfant quant à lui évolue de la pure naïveté à la maturité parfaite d'un être élu, nécessaire mutation pour que l'humanité puisse renaître de ses cendres. Roman dans la veine de Barjavel et de Wells, essentiel et puissant que les professeurs de philosophie pourraient avantageusement ajouter à leur programme ...
Au-delà du titre, qui ferait une analogie un peu trop simpliste, McCarthy écrit un road-movie à la manière d'un Jack Kerouac, partant d'un point A pour arriver à un point B sans que le lecteur ne sache jamais vraiment où il va se trouver embarqué. Construit autour d'une trame classique de la relation père-fils, McCarthy écrit dans un style direct, épuré et qui ne laisse aucune place aux fioritures. Le parallèle avec Kerouac se retrouve également dans l'air du temps. Là où l'auteur beatnik se faisait bien malgré lui l'étendard d'une société visant à plus de bonheur, McCarthy dresse le portrait bien sombre d'une apocalypse que l'on croit deviner plus proche qu'il n'y paraît...
immense parcequ'il est hors du temps, hors de toute logique, hors de tout quotidien banal. C'est la lutte pour survivre comme l'on peut, manger comme les animaux puisqu'il faut vivre même si on est condamné d'avance parceque le devoir d'un père est de vivre au-dlà du possible afin que ne meure pas son fils. Notre société aseptisée où règne l'hygiène, la peur du microbe est aux antipodes de cette terre dévastée de fin du monde où l'homme devient un loup pour l'homme . Celà rappelle les souffrances des victimes du nazisme et ce retour à l'animalité de l'homme quand il a tout perdu En mourant l'Homme confie son fils à des inconnus et sa conscience est apaisée