Les accommodements raisonnables

Editions de l'Olivier - Editions de l'Olivier

Sortie : 31/08/2008
Broché
Auteur : Jean-Paul Dubois
Littérature française


Les accommodements raisonnables
Acheter sur Amazon.fr
note moyenne des internautes

0 vote
Commentez en donnant votre avis
Réagir et voter
Les accommodements raisonnables Jean-Paul Dubois Editions de l'Olivier

Les accommodements raisonnables

 

Dans la famille Stern, on parle des accommodements raisonnables comme on parle des compromis, des faux-semblants, du cache-misère pour petites et grandes désolations. Une année s'écoule, assez singulière et harassante, durant laquelle les uns après les autres vont fuir, "pareils à des animaux qui détalent devant un incendie".

"Mon père avait basculé le premier, Anna ensuite, et moi enfin. Nous étions partis chacun dans des directions lointaines ou opposées, aveuglés par diverses formes de nos vies. L'origine de cette étrange épidémie rôdait quelque part en nous-mêmes. Les accommodements raisonnables que nous avions tacitement conclus nous mettaient pour un temps à l'abri d'un nouveau séisme, mais le mal était toujours là, tapi en chacun de nous, derrière chaque porte, prêt à resurgir."

Dubois s'entoure de ses ingrédients familiers pour nous servir un plat goûteux, légèrement pimenté et relevé en sauce. En gros, c'est un roman plein d'humour grinçant, qui dénonce les travers de nos sociétés (française et américaine), la grosse machine hollywoodienne qui n'éblouit plus personne et ne nourrit pas forcément son homme. C'est aussi une saga familiale désopilante, des anti-héros par excellence qui se torturent et se tapent la tête contre le mur, presque par plaisir. On y trouve aussi les flèches cassantes et les piques qui visent la politique actuelle. Et surtout, l'amateur des écrits de Dubois savouera de cocher les thèmes récurrents, évoqués en clin d'oeil (les tondeuses, les voitures de collection, la pêche, le vélo, l'avion...).

C'est du bon Dubois, celui des jours placides, qui remplit les grandes lignes de son contrat. Cela se lit avec aisance, c'est dérisoire et pathétique à souhait, ce sont 260 pages d'un souffle romanesque qu'on n'aime lire que chez lui, et pas chez un autre ! (Parce que, dans le fond, cela reste un tantinet déprimant...)

répondre

Réagir et voter


1111   1110   1100    1

* Etes-vous humain ? (recopiez le code) :