
Paramount - Paramount
Sortie : 29/11/2008
DVD
Réalisateur : Steven Spielberg
Acteurs : Harrison Ford, Cate Blanchett, Karen Allen




Très franchement, j'ai du mal à comprendre les réticences de certains à propos de ce film. Si vous avez aimé les trois premiers Indiana Jones, vous ne pourrez qu'aimer celui-là. Bien sûr, Harrison Ford a la soixantaine passée, mais justement il joue son âge et ne prétend pas être le jeune homme d'il y a vingt ans. Du reste, cela mis à part, tout ce qui fait le charme de cette franchise est au rendez-vous. L'exotisme, l'aventure, les méchants d'opérette, un doux parfum de nostalgie et cet incroyable sens du spectacle dont Steven Spielberg a le secret. Même Joan Allen est de retour, pour notre plus grand plaisir. Au fond, je n'ai qu'un seul regret: l'absence de Sean Connery. Mais il en faudrait plus pour m'empêcher de mettre cinq étoiles à l'un des meilleurs blockbusters de l'année.
Nous l'attendions tous ce film et nous l'avons. Nous lavons notre linge sale en famille. Et je commencerai par là. Réinventer les bons vieux communistes soviétique est quand même un peu facile surtout dans le contexte actuel et cela sent la guerre froide à plein nez, même si ce sont les USA qui font un essai nucléaire en plein air dans le Nevada. Et n'y va pas avec le dos de la cuillère : Staline, le KGB, l'Union Soviétique et quelques autres petites gentillesses de ce genre. Ça sent quand même la naphtaline. Les époques historiques se télescopent. Mais passons sur ces antiquités politiques dont certains n'arrivent pas à se libérer. Il est beaucoup plus amusant de faire se rencontrer le style d'Harry Potter ou du Da Vinci Code et de leurs courses poursuites avec devinettes. C'est au goût du jour. Par contre ramener E.T. dans cette aventure en pays Inca, qui parlent Maya soit dit en passant, c'est plus amusant même si un peu facile de reprendre les cogitations des branchés du cosmos qui veulent à tout prix que ce soient des extra-terrestres qui aient appris aux humains primitifs à cultiver des patates ou du maïs et à construire de pyramides. Bien sûr Spielberg a évité la théorie de l'origine antarctique de l'humanité car des Aliens et autres Predators ont déjà fait le voyage. Il n'en reste pas moins que c'est un peu tiré par les poils de la nuque, surtout quand ils sont très partageux avec les primitifs anciens et qu'ils refusent de partager leur savoir final avec les humains d'aujourd'hui. Mais c'est la ligne de Stephen King et des Tommyknockers sans la cruauté et le vampirisme de King. Mais pire que cela, cette théorie de l'origine extra-terrestre de la civilisation est absurde car elle pose que l'évolution naturelle ne peut produire comme forme supérieure d'organisme biologique qu'une forme proche de celle de l'humain. Il n'y a pas la moindre raison de penser cela. Je préfère par conséquent la réécriture de ces mythes Incas ou Aztèques par Anne Rice qui leur donne une dimension surnaturelle parfaitement humaine puisque ce sont nos amis de la nuit, les sorcières et les vampires. Ça n'a au moins pas la prétention de ressembler à quelque chose de scientifique. Mais l'aspect le plus amusant de ce film c'est de voir comment une nouvelle, et troisième génération de Jones est créée de toute pièce, avec légitimation finale à l'église par le mariage du père indigne et de la mère tout aussi indigne. Et en plus c'est le petit jeune qui devient le cascadeur casse cou qui entraîne son cher père dans les pires situations. Il ne reste plus qu'à se demande qui continuera la série quand Spielberg prendra sa retraite. Mais ce petit jeune est plutôt sympathique avec son peigne dans la poche et ses cheveux gominés, bien que pas très beau gosse et plutôt baroudeur, qu'il est le rejeton que l'on débâtardise dans une église à la dernière minute.
Dr Jacques COULARDEAU, Université Paris Dauphine, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne & Université Versailles Saint Quentin en Yvelines
Pour moi de très loin le plus mauvais des 4 opus d'Indy... Fan inconditionnel des 1 & 3, mais moins du 2, je trouve que le dernier opus surpasse allègrement son homologue pair en terme de nullité.
Un début bien rythmé qui laisserait présagé du bon (on pardonne les quelques énormes extravagances irréalistes), mais on déchante vite à mesure que l'aventure s'enfonce (au propre et au figuré) dans la jungle... Quelques gags qui font sourire, des scènes d'action à rallonge, ça s'essouffle rapidement et frise le ridicule.
La trilogie point final, avec une forte préférence pour les épisodes impairs.