The Velvet Underground & Nico

Polydor - Polydor
Velvet Underground & Nico
Sortie : 07/07/2008
CD audio
Experimental, Rock & Roll, Folk-Rock, United States of America, Proto-Punk, Experimental Rock, Volatile, Eerie, Druggy, Pop & Rock, Rock, Punk

1. Sunday Morning
2. I'M Waiting For The Man
3. Femme Fatale
4. Venus In Furs
5. Run Run Run
6. All Tomorrow'S Parties
7. Heroin
8. There She Goes Again
9. I'Ll Be Your Mirror
10. The Black Angel'S Death Song
11. European Song

The Velvet Underground & Nico
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The Velvet Underground & Nico Polydor

The Velvet Underground & Nico

 

Quelle horreur cet album! A l'époque et maintenant,il y a mieux à écouter, les Beatles par exemple. Ces années-là, il y a profusion d'inventivité pour pas mal de groupes; pourquoi s'emcombrer d'un boulet comme le Velvet. Ca joue mal,la batterie est une casserole, ça chante mal, c'est mal composé mais comme il y a Andy dans le coin de la Factory, ça fait bien d'écouter le Velvet. Ces mecs et nanas n'ont rien fait d'autre après. Lou Reed, me direz-vous! ouais heureusement
qu'il y avait Bowie pour lui arranger son "Walk On The Wild Side" sinon
je n'ose pas imaginer le pire... et pas le meilleur; deux ou trois titres en plus de la mégalomanie; vous avez dèjà traduit du Loulou:quelle
platitude, c'est pas croyable; si je pouvais mettre Zéro Etoile,je n'hésiterai pas. Allez on met ça à la cave avec les toiles d'araignées et on n'en parle plus. Ouf!

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The Velvet Underground & Nico

 

1967, en pleine période hipie, le Velvet de Lou Reed, sort un album nihiliste au possible, rejeté par l'ensemble du flower power. Accompagné par la voix magnifiquement glaciale de la chanteuse allemande Nico, ce rock new yorkais va pourtant poser les bases de ce que sera le rock par la suite. Il y aura donc un avant et un après "Banana record". Parmi les meilleurs titres, réside évidemment l'introductif 'Sunday Morning' mais les 'All Tomorrow's Parties' et autres 'Heroin' sont sans doute les plus représentatifs de l'oeuvre. Inévitable, ne serait-ce que pour la volonté du groupe de recréer le "mur de son" de Phil Spector avec un minimum d'instruments (dixit Cale). Une pièce maîtresse.

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The Velvet Underground & Nico

 

Chroniquer le fameux album à la banane du Velvet s'avère difficile, tant l'influence de ce disque sur le rock contemporain est grande, presqu'impossible à mesurer.
Au premier abord, ce disque a tout pour être détestable (tout comme paraît-il la réputation de Lou Reed dans le milieu). Le Velvet semble être un groupe monté de toutes pièces par Andy Warhol, les musiciens sonnent comme des débutants, la pochette est tout ce qu'il y a de plus arty, et le propos est de bout en bout hyper malsain, tirant la nouille au maximum de sujets dérangeants qui puissent faire rougir de scandale votre grand-mère (les thèmes abordés vont de la drogue et sa dépendance au sadomasochisme et au bondage)... Bref, tout pour se dire que l'album est inutilement excessif en représentant le summum de la hype new-yorkaise du moment. Pour cela, de nombreux chroniqueurs n'ont tellement pas compris ce qu'on a bien pu trouver à ce disque, qu'ils en viennent à lui attribuer un zéro pointé.
Ici, il n'y a rien à comprendre : tout est subjectif. Pour ma part, je fais pencher la balance complètement de l'autre côté en lui adressant un 20/20 pointé ... pour exactement les mêmes raisons, mais d'un point de vue radicalement différent.
« The Velvet Underground & Nico » m'a obsédé toute une période, et j'en retiens aujourd'hui plusieurs éléments marquants.
Tout d'abord, il s'agit d'un disque courageux, qui bien qu'excessivement engagé comme un manifeste anti-Flower Pop un peu ridicule, va au bout de ses thématiques obsessionnelles en créant une atmosphère musicale totalement en phase avec le propos. Les arrangements minimaux, par exemple, donnent un aspect visuel au squelette du junkie accro à l'héroïne dans « I'm Waiting For The Man ». Les sensations physiques (l'accélération progressive de la batterie représentant le rythme cardiaque pendant la piqûre d'héroïne, l'alto s'occupant de l'afflux de sang au cerveau) recréées par la musique dans « Heroïn » sont indéniables.
Puis, le disque retranscrit à merveille une certaine oppression urbaine et la vie nocturne de New-York, grâce à cette musique filandreuse, ses expérimentations sonores (avant-gardistes), ses rythmes envôutants, et une intensité unique. Le Velvet est « Underground », maître à bord de son royaume souterrain; la face blanche et livide du rock, avec pour épicentre New-York City. Cela ne peut en tout cas pas laisser indifférent.
Et pour finir avec la célèbre formule qu'on lui connaît « il y a eu mille personnes qui ont acheté cet album à sa sortie, mais tous ont formé un groupe », on retiendra le curieux pouvoir de ce disque à avoir inspiré des tas de gens différents (cela n'est plus à démontrer) mais pas seulement. « The Velvet Underground & Nico » semble avoir été pour beaucoup un premier pas vers une soif de connaissance de l'Amérique dans beaucoup de domaines (la littérature urbaine, notamment).
Et tout ça mérite une révérence incontestable.

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