
Columbia - Columbia
Soft Machine
Sortie : 11/05/1992
CD audio
Progressif, Psychedelic, Experimental, Jazz-Rock, British Psychedelia, Canterbury Scene, Avant-Prog, Psychédélique, Expérimental, Jazz Rock / Fusion, Rock International
1. Facelift
2. Slightly All The Time
3. Moon In June
4. Out Bloody Rageous




Voilà l'un des albums mythiques de la scène musicale anglaise (et mondiale) des années 70, lorsque l'originalité et les performances artistiques primées sur le côté mercantile de l'industrie musicale.
Soft Machine est issu d'un groupe fondateur de la scène de Canterbury: les Wilde Flowers (tout comme le bien connu Caravan). Le groupe mêle à la perfection des talents incroyables qui écriront l'une des plus belles pages du progressif en général et du jazz-rock en particulier. Daevid Allen, Kevin Ayers, Robert Wyatt, Hugh Hopper, Elton Dean et plus tard Allan Holdsworth sont parmis les grandes figures ayant participé à l'aventure Soft Machine.
Après deux premiers opus mélangeant pop décalée, jazz, et autres sonorités, le groupe nous offre avec "Third" sont chef d'oeuvre. Quatre titres de plus de 18 minutes composent cet album. "Facelift" sommet du jazz-rock progressif puis "Slighty All The Time" véritable perle jazzy s'accapare le premier LP. "Moon In June", seule plage chanté de l'album et, je pense, dernière du groupe est une merveille quasi indescriptible sublimée par le chant de Robert Wyatt. "Out-Bloody-Rageous" vient refermer cet album au son très jazz.
Soft Machine a émerger de la scène psychédélique anglaise de 1966, et il aura fallu attendre quatre année pour que le groupe arrive a capturer en studio la grandeur des lives. Heureusement des albums live reprennant en grande partie ce "Third" tel que "Noisette" et "Grides" sont sortis ces dernières années. "Third" est un album à découvrir pour tout amateur de progressif ou de jazz ou pour chaque personne avide de découvrir la raison de l'appellation "art" pour la musique.
Cet album est souvent cité comme le meilleur de soft machine. Je ne les connais pas tous. Mais parmi ceux que je connais (5 albums sur les 8 premiers), c'est le meilleur. Pas parce que les autres sont vraiment moins bons, mais parce qu'il a quelque chose de magique, magie qu'on ne retrouve pas ailleurs. Déjà, il n'y a que 4 chansons, mais qu'on ne s'y trompe pas: chacune fait 18min, l'album dure donc 75min. Les riffs sont absolument géniaux, les instruments sont bien dosés. Ils sont tous les 4 en synergie, et il n'y a pas une seule minute à jeter sur tout l'album. Facelift est vraisemblablement la meilleure chanson composée par Hopper, avec une longue intro de Ratledge à l'orgue/synthé. Moon in June voit le batteur Robert Wyatt beaucoup chanter, dont l'originalité n'est en rien contestable. Mais attention, plusieurs écoutes sont nécessaires sinon on ne le comprendra pas. Cet album montre également qu'un groupe de prog rock peut etre excellent sans nécessairement comporter de guitare: il explore un terrain jusqu'à présent inconnu