
Mute - Mute
Goldfrapp
Sortie : 15/11/2004
CD audio
Electronic, Alternative Pop/Rock, England, Trip-Hop, Electronica, Chamber Pop, EXPERIMENTAL MUSIC, Pop Alternative, Variété / Pop International
1. Lovely Head
2. Paper Bag
3. Human
4. Pilots
5. Deer Stop
6. Felt Mountain
7. Oompa Radar
8. Utopia
9. Horse Tears




Cet album est un chef d'oeuvre, pour vous donner une idée cet album a vraiment un univers, un peu comme les bande son de films, ici c'est mélancolique mais jamais déprimant, c'est aérien, onirique, lyrique, les instruments sont magnifiques (sorte de clavecin) et le tout proche de la musique classique avec une pointe de modernité et la voix d'Alison est juste superbe et très emouvante... Les meilleurs titres sont Lovely Head, Utopia, Deer Stop, Pilots... Un album comme malheureusment il ne s'en fait plus!
Felt Mountain est l'oeuvre mélancolique par excellence. Elle possède une atmosphère insolite, comme échappée d'un film noir. C'est indéniable, la voix d'Alisson Goldfrapp possède des reflets «James Bondien», mais pas seulement. C'est une artiste aussi, voire plus inventive que Björk. Plusieurs écoutes vous seront sans doute nécessaires afin d'accéder à son mystère et à ses recoins électroniques secrets (par ex. : L'ultime seconde du sympathique «Human», l'échantillonnage de la voix sur l'étourdissant «Deer stop»). Larges plages de cordes, piano plaqué, sons qui évoquent les premiers synthétiseurs (Mellotron), il y a une «texture» extraordinairement riche sur ce disque.
Peut-on ranger Goldfrapp dans la catégorie Trip-hop ou dans celle du jazz ? Il fait en quelque sorte passerelle entre les deux. Pour les amateurs de ces deux styles, cette «Felt Mountain» est une escalade de premier choix.
"Felt Mountain", c'est, en 9 titres, l'avènement d'un groupe majeur, une nouvelle note dans le livre d'or du XX° siècle, comme Portishead un peu avant. Leur musique oscille entre la mélancolie et la douce rêverie. C'est une des rares à s'adapter à votre humeur, appuyant votre tristesse ou transcendant votre gaité. Elle se situe entre Ennio Morriconne (du temps des westerns spagetti), les musiques "chaudes" à la James Bond, les orchestrations cinématographiques d'un Barry, ou d'un Preisner. Des cordes nappent des beats légers, sublimés par une voix de velours, tantôt triste, tantôt chatte. Le cocktail est rare et savoureux: une sorte de trip-hop cinéma. Cela ne ressemble à rien d'autre, c'est un peu "l'anti"-Portishead, car beaucoup moins sinistre, nettement moins froid. Un subtil dosage entre électro et classique, porté par le charisme d'une chanteuse sexy et mystérieuse. Le pied. On est dans le rêve évanescent d'un lac de montagne. Un Goldfrapp est aussi une excellente musique pour faire l'amour.