Dreams Top Rock

Leaf - Leaf
Pluramon
Sortie : 01/01/1970
CD audio
Electronica

1. 004
2. Time For A Lie
3. Noise Academy
4. Ps
5. Flageola
6. Have You Seen
7. Hello Shadow
8. Difference Machine
9. Time (Catharsia Mx)
10. Log

Dreams Top Rock
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Dreams Top Rock Leaf

Dreams Top Rock

 

Pluramon constitue plus un concept qu'un groupe sous lequel se cache en réalité Marcus Schmickler, compositeur / guitariste / producteur basé à Cologne. « Dreams Top Rock » est le troisième album qu'il sort sous ce pseudonyme, après « Pick Up Canyon » en 1996 et « Render Bandits » en 1998, si l'on excepte la compilation de remixes « Bit Sand Riders » (sortie en 2000, et nettement moins intéressante à mon humble goût).

A la première écoute, « Dreams Top Rock » semble rompre avec les deux opus précédents, à double titre. D'abord, Schmickler a accueilli une chanteuse en studio (l'excellente Julee Cruise, ex-égérie de David Lynch à l'époque de Blue Velvet et de Twin peaks, apporte sa voix de petite fille) ; ce qui est une première. Ensuite, ce disque semble tourner le dos à l'apparente austérité des expérimentations passées (Ah, ces mixages de textures abstraites sur les rythmiques et les arpèges de guitare !) pour offrir à la fois une Pop très Noisy et deux ballades presque Jazzy.

Puis par la suite, on se dit que seul Marcus Schmickler pouvait réaliser cet album. On y retrouve finalement ce goût pour le montage « cut », cinématographique, des morceaux, ainsi que pour les contrastes de dynamiques et de timbres. Les couleurs des riffs de guitare possèdent également toujours sa signature, même s'ils s'accumulent dans des mixages bien plus amples qu'auparavant. Les textures et les sons granuleux n'ont de toute façon pas totalement disparus même s'ils ne font plus tout à fait jeu égal avec les instruments reconnaissables : guitares, batterie, boîte à rythme, orgue, et même clarinette basse.

La voix de Julee Cruise (qui cosigne trois titres) est présente sur presque tous les morceaux, à des titres divers, du chant à la simple texture prisonnière de l'orchestration en passant par les samples et les boucles. Elle adoucit l'album et lui donne une couleur mélancolique dont elle a le secret.

Au bout d'une semaine, cet album assez court (moins de 40 minutes, mais des minutes d'une rare intensité !) est domestiqué et tourne en boucle sur ma platine, se révélant d'une grande puissance et d'une troublante beauté.

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