Mozart: Piano Concertos 17 & 20

EMI Classics - EMI Classics

Sortie : 03/03/2008
CD audio
Concerto, Classique

Mozart: Piano Concertos 17 & 20
Acheter sur Amazon.fr
note moyenne des internautes

0 vote
Commentez en donnant votre avis
Réagir et voter
Mozart: Piano Concertos 17 & 20 EMI Classics

Mozart: Piano Concertos 17 & 20

 

Après une multitude de versions passe-partout, traditionnelles au sens péjoratif du terme, avec un piano plantureux, un orchestre symphonique aux couleurs peu diversifiées et des tempi trop modérés, peu enclin à la folie mozartienne du chant dans passages les plus vifs, il est bon de réentendre des concerti aussi rabâchés joués avec de telles énergie, santé et alacrité. Certains critiques ont dénigré injustement la prestation de l'orchestre de chambre norvégien : son accompagnement est pourtant infiniment plus riche, chaleureux et complice (que le pianiste soit aussi chef n'étonne plus alors !) que les accompagnements-bateau que l'on a coutume d'entendre dans ces mêmes pages. A partir de là, que ses sonorités ne soient pas toujours des plus flatteuses ne dérangent plus (les cordes, peu épanouies mais homogènes et vigoureuses dans les attaques). Le dialogue que Leif Ove Andsnes installe avec son orchestre est des plus enthousiasmants. Inutile d'attendre de grands élans romantiques dans ces deux concertos : l'heure est au classicisme le plus dénué d'emphase mais pas au sens négatif du terme. Le jeu du pianiste est d'un naturel certes saisissant mais jamais il n'affadit la musique. Au contraire, dans le cadre que se fixe le pianiste, elle s'exprime avec éloquence et chaleur. Ainsi, l'Allegro initial du Concerto n°17, aux rebonds très naturels, fascine par son agilité, ses phrasés, sa justesse somme toute. L'Andante qui suit est d'une pudeur rare dans l'expression et la réduction du quatuor d'orchestre à un quatuor simple crée un climat d'autant plus intime. L'équilibre entre le piano et les musiciens de l'orchestre y est merveilleux et tous nous font vivre de grands instants de Musique Pure. La simplicité semble être le maître mot de tous ces artistes. Le finale, débridé, au tempo très entraînant conclut une version totalement convaincante et enthousiasmante de ce concerto. Le 20ème, plus connu, surprendra par son ton intimiste dans un premeir temps, mais l'écoute prolongée révèlera une conception d'ensemble très cohérente, qui, sans être la plus idoine (à mon sens, donc, avis TRES subjectif) demeure très stimulante et nous change, au risque de me répéter, de la ratatouille sonore usuelle qu'on a pris l'habitude de nous faire entendre. L' Allegro initial avance au bon tempo et le mouvement ne cesse de croître en intensité, en noirceur, en pessimisme. Malgré cela, jamais la version ne verse dans les excès romantisants et le piano de Leif Ove Andsnes trouve toujours l'équilibre idéal entre fraîcheur et engagement et offre des jeux d'ombres et de lumières fascinants. La Romanze est d'un équilibre idéal dans cette conception. Le ton élégiaque y est, mais exposé avec davantage de lumière. L'orchestre y est très beau et chaque musicien s'évertue à faire chanter au maximum cette superbe musique. L'Allegro assai final, pris assez vite, avance avec énergie, fougue et tout est engagé dans un tourbillon sonore en constante expansion, qui ne s'éclaircit pleinement que dans les dernières mesures, où la folie mozartienne du chant sus-citée est à son comble. Un disque très intelligent, merveilleusement musical et très abouti. Félicitations à tous ces beaux Artistes !!!

répondre

Mozart: Piano Concertos 17 & 20

 

Leif Ove Andsnes et le Norwegian Chamber Orchestra nous livrent encore une interprétation sublime de deux des concertos pour piano et orchestre de Mozart qui ne figurent pas parmi les plus connus (et les plus enregistrés).
1. Le jeu d'Andsnes est parfait de la première à la dernière note. On reconnaît d'emblée la justesse qui le caractérise et son extrême sensibilité : sa facilité digitale est telle qu'il semble caresser les touches (que l'on est loin de ces solistes qui appuient avec vigueur voire agressivité sur les touches) au point que l'on se demande s'il ne joue pas avec un pianoforte.
2. The Norwegian Chamber Orchestra qu'il dirige du piano l'accompagne sans jamais s'opposer à lui : un réel dialogue au lieu de l'opposition souvent constatée dans ce répertoire. Quelle merveille que l'audition des mouvements lents.
Andsnes nous a promis un troisième album Mozart : espérons que nous n'aurons pas à attendre encore cinq ans.

répondre

Mozart: Piano Concertos 17 & 20

 

Beaucoup de spontanéité , de vivacité et de fraicheur pour cette version à la fois intimiste et expressive.
Le jeu du pianiste est léger, subtil une grande bouffée d'oxygène pour des concertos de Mozart souvent revisités mais toujours aussi magiques.

répondre

Réagir et voter


1111   1110   1100    1

* Etes-vous humain ? (recopiez le code) :