The Bootleg Series, Vol. 4: The "Royal Albert Hall" Concert

Columbia/Legacy - Columbia/Legacy
Bob Dylan
Sortie : 13/10/1998
CD audio
Rock & Roll, Blues-Rock, Singer/Songwriter, Political Folk, Folk-Rock, Pop/Rock, United States of America, Pop & Rock

1. She Belongs to Me
2. Fourth Time Around
3. Visions of Johanna
4. It's All over Now, Baby Blue
5. Desolation Row
6. Just Like a Woman
7. Mr. Tambourine Man

The Bootleg Series, Vol. 4: The
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The Bootleg Series, Vol. 4: The "Royal Albert Hall" Concert Columbia/Legacy

The Bootleg Series, Vol. 4: The "Royal Albert Hall" Concert

 

Comme tous les amoureux de Dylan et du disque le savent, live at the Royal Albert Hall a été enregistré, non à Londres, mais à Manchester.

Si la première partie acoustique est de toute beauté, la seconde présente un the Band tel un cheval lancé dans un far west en feu pour accompagner les textes hallucinants de beauté/vérité de Dylan. Il en ressort de cette association une violence absolue. A chaque vers le groupe semble jouer sa vie. Un an auparavant the Hawks et Dylan semblait encore un peu maladroit ensemble (cf. Live at Newport), en 1966, l'association est inouïe. Robbie du Band répond aux cris de rage de Dylan par des larsens. Les talons des boots anglaises battent les planches de la scène avec colère et provocation dans une couleur d'un rouge à rendre "Sympathy For The Devil" en comptine pour enfant.

Les images du concert sont toutes aussi précieuses. Le film de 2007 "I'm Not There" présente des réinterprétations de ce fameux soir, mais surtout le pirate "Eat the document" reproduit un montage de Bob Dylan himself sur la base des images de D.A. Pennebaker (le réalisateur de "Don't Look Back"). La version de "Like A Rolling Stone" restaurée figure en version complète dans les bonus du documentaire de Scorcese "No Direction Home".

Une partie de la légende se situe dans un fameux échange avant que Dylan & the Band débute une version déchirante de Like A Rolling Stone :
Un spectateur : "Judas!". Clameur du public.
Dylan marque un silence : "I Don't Believe You!". Un autre silence : "You're a liar!".
Tout est dit. Non, car "I Don't Believe You" est une chanson de Dylan sur un amour désabusé. Dylan est en monologue constant. Il se fout d'un public conservateur choqué. Le dialogue n'existe pas, le train peut continuer à toute allure à brûler la chandelle de l'existence, non par un bout, mais par le centre.

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