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Yehudi Menuhin
Sortie : 01/04/2002
CD audio
Baroque, Concerto - Violon
1. Concerto Pour Violon, Bwv 1041 : Allegro
2. Concerto Pour Violon, Bwv 1041 : Andante
3. Concerto Pour Violon, Bwv 1041 : Allegro Assai
4. Concerto Pour 2 Violons, Bwv 1043 : Vivace
5. Concerto Pour 2 Violons, Bwv 1043 : Largo Ma Non Tanto
6. Concerto Pour 2 Violons, Bwv 1043 : Allegro
7. Concerto Pour Violon, Bwv 1042 : Allegro
8. Concerto Pour Violon, Bwv 1042 : Adagio
9. Concerto Pour Violon, Bwv 1042 : Allegro Assai
10. Concerto Pour Violon & Hautbois, Bwv 1060 : Allegro
11. Concerto Pour Violon & Hautbois, Bwv 1060 : Adagio
12. Concerto Pour Violon & Hautbois, Bwv 1060 : Allegro




Johann Sebastian Bach composa la majeure partie de ses oeuvres orchestrales lorsqu'il était en poste à Weimar (1708-17) et à Kothen (1717-23). Malheureusement, on ne dispose à l'heure d'aujourd'hui que de neuf concertos originaux de la main du maître allemand. Ses concertos pour violon, cordes et continuo observent un "schéma" régulier : un premier mouvement où l'opposition soliste / orchestre est bien "carrée", bien régulière. Le mouvement central (le mouvement lent), s'apparente à une "aria" italienne : un chant de soprano lyrique (voire dramatique), sur un tapis de cordes "ostinato". Le troisième et ultime mouvement donne l'occasion au soliste de briller de par sa virtuosité, même si ce mouvement-là n'est pas le plus développé de son oeuvre.
A noter également que le concerto pour hautbois, violon, cordes et continuo en ré mineur BWV 1060 est plus connu sous sa version copiée pour 2 clavecins solistes.
Lorsque j'ai écouté ce compact-disc pour la première fois, j'ai été emerveillé par la simplicité offerte par les musiciens. Yehudi Menuhin me paraissait jouer avec son coeur, même si son coup d'archet était moins assuré que dans son enregistrement légendaire avec George Enesco quelques trente ans plus tôt. Or, quelques semaines plus tard, lorsque j'ai écouté ce compact-disc pour la seconde fois, j'ai été terriblement déçu. Les cordes anglaises m'ont paru trop fournies et de ce fait, souvent en décalage. Le direction mais surtout le jeu de Yehudi Menuhin sont trop métronomiques, comme interprétés "à la hache" ! L'andante du concerto BWV 1041 est joué à tempo soporiphique, on croirait entendre un "adagissimo molto" ! Mais ce disque a une valeur " sentimentale", c'est-à -dire que malgré moult imperfections qui dénaturent les oeuvres (et donc le compositeur), les interprètes mettent tout leur coeur pour rendre ces quatre concertos à la portée de tous. Les solistes qui secondent Yehudi Menuhin (Christian Ferras pour le BWV 1043 et Leon Goossens pour le BWV 1060) se pretent volontiers au jeu du violoniste polonais, et donnent ce petit supplément d'ame à ce compact-disc qui émouvra aux larmes les fervents admirateurs des artistes des années 50-60. Pour plus d'émotions fortes, Andrew Manze ou Sigiswald Kuijken, dans des interprétations baroques, sont à conseiller en priorité.