
TF1 Vidéo - TF1 Vidéo
Sortie : 06/01/2005
DVD
Réalisateur : Quentin Tarantino
Acteurs : Uma Thurman, Gordon Liu, David Carradine, Michael Madsen, Daryl Hannah
Action, Arts martiaux, Combats, Crime, Drame, Mariage, Méchant, Rivalité, Un contre tous, Vengeance




Or donc, comment vous présenter ce deuxième Opus dont vous connaissez évidemment l'issue : le décès dudit Bill, ainsi que des 3 derniers personnages liées aux noces ratées de Black Mamba dite The Bride dite "Beeeep"...
OK, donc je vais juste vous spolier d'une surprisette : Black Mamba est toujours The Bride, en sus d'Arlene Plympton et de Beatrix Kiddo.
Ca en fait, des identités, si c'est trop, il faudra vous y faire.
KB2 passe du rythme effréné du 1 à un rythme plus méticuleux, moins haletant.
Quentin T. y bouche les quelques troux laissés ça et là lors de l'Opus précédent, c'est excellent, mais... à condition d'accepter l'idée d'un film différent du premier que vous devrez également avoir vu et apprécié, sinon, passez votre chemin comme j'aurais dû éviter les 2 derniers tiers de la Matrice.
Après un premier volume violent et particulièrement décalé, à la limite de la parodie la plupart du temps, Tarantino revient avec une deuxième partie plus posée et à l'intensité dramatique plus marquée. Il y a comme dans Kill Bill 1 le jeu constant avec les conventions, les couleurs, les plans improbables sortis de nulle part, les personnages stéréotypés mais inoubliables et crédibles. Un vrai régal au niveau de la forme. Sauf que cette fois on retrouve les dialogues, la maîtrise et la capacité à instaurer des scènes d'anthologie de Q. Tarantino. L'alliance du western et du chamballah est là encore plus réussie, mieux construite et moins brouillonne que dans le premier volume. Il revisite et recycle des genres de la plus belle manière qui soit: comment oublier la borgne, Black Mamba ou Bill?
Plus réussi que le volume 1, puisque cette fois l'héroïne s'attaque directement à ses ennemis et non à leurs sbires annonymes. Le nombre réduit de combats les fait gagner en qualité. Cependant, Tarantino persiste dans sa quête absurde d'un film qui se voudrait culte à sa sortie, sans laisser les spectateurs en décider. La violence du film ne peut même pas être digérée par sa beauté. A la limite, il pourrait être pris au second degré comme une comédie, grâce au maître chinois totalement improbable. On retrouve également, la larme à l'oeil, David Caradine, trop longtemps disparu des écrans.