
FOX PATHE EUROPA - FOX PATHE EUROPA
Sortie : 18/07/2007
DVD
Réalisateur : Luc Besson
Acteurs : Freddie Highmore, Mia Farrow, Mylene Farmer, Barbara Kelsch, Alain Bashung
Animation, Divers




j'avais acheté le DVD car inconditionnel de Besson autant que de Fantasy, c'est quelque chose qu'il me semblait indispensable de posséder.
Mais un peu déçu par Dark Crystal, je ne m'étais pas précipité pour le regarder.
Quelle erreur !
C'est tout simplement BEAU, grâcieux, tendre, merveilleux ! dans tous les sens du terme : un conte de fées, une fable où les bons sont gentils et les méchants mauvais, où le réel se même à l'imaginaire...
Et quelle réalisation ! une technique qui s'oublie totalement pour laisser place à la magie de l'histoire.
Et pour une fois, la version anglaise vaut la version française !
Merci Besson pour cette histoire, autant en livre qu'en vidéo !
Y aura-t-il une adaptation des terniers tomes ? j'espère !!
J'attendais beaucoup plus de cette histoire, certe les images en 3D sont vraiment très bien faites, il n'y a rien à reprocher là déssus. Mais il y a un grand "MAIS"! Le sénario n'est pas à la hauteur de l'animation. L'histoire est très banale et le méchant n'est pas du tout convaincant, voire ridicule. Une très grande déception pour moi!
C'est vraiment dommage car si l'histoire suivait la qualité d'animation on aurait eu ici un grand moment de cinéma.
La surmédiatisation de ce film lors de sa sortie avait suffi à me dissuader d'aller le voir et les dernières productions de Luc Besson me confortaient dans ce sentiment. Finalement, je me décide à me faire ma propre opinion sur ce Arthur et les Minimoys et le résultat est là :
jamais il ne m'a été donné à voir un film aussi affligeant et niais!
Le scénario basique au possible n'exploite jamais ses idées en profondeur, emporté par un rythme et un découpage explosif ainsi qu'une bande-son pas mauvaise mais envahissante (sans doute par peur de perdre l'attention des plus jeunes auquel le film s'adresse, mais jusqu'à preuve du contraire les enfants ont aussi un cerveau!). Résultat, l'ambiance ne se pose pour ainsi dire jamais et l'univers reste traité uniquement en surface.
Que dire des acteurs? C'est bien simples, ils sont tous à baffer : leurs expressions faciales sont exagérées et lorsque ce n'est pas le cas, c'est le calamiteux doublage français qui prend le relais (Pauvre Freddie Highmore, tu méritais mieux!). Si Mylène Farmer dans le rôle de la princesse décroche la palme du ridicule, Alain Bashung parvient à donner un certain charisme à Malthazard (version insectoïde du Zorg du Cinquième Élément).
On ne s'épanchera pas sur les dialogues consternants de nullité ni les illogismes monstrueux du scénario (le coup de la corde, très fort!), et encore moins sur les parodies de films lors de la séquence de la boîte de nuit (La fièvre du samedi soir, Pulp Fiction) qui sont insérées avec autant de grâce qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Alors que reste-il à sauver ? L'univers 3D, visuellement magnifique et mis en valeur par de superbes éclairages. C'est peu et ça ne suffit pas à enlever cette désagréable impression de prendre le spectateur pour un imbécile.
Que fait-on du second degré de lecture pourtant présent dans le domaine du conte ? La frénésie suffit-elle à créer du rythme dans une histoire ? Vastes questions en ces temps de formatage cinématographique, où le cliché a de plus en plus la peau dure...