Animals

Columbia - Columbia
Pink Floyd
Sortie : 25/07/1994
CD
Progressif, Pop & Rock, Rock

1. Pigs On The Wing 1
2. Dogs
3. Pigs (Three Different Ones)
4. Sheep
5. Pigs On The Wing 2

Animals
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Animals Columbia

Animals

 

Le dernier vrai grand disque de Pink Floyd, réalisé deux ans après "Wish You Were Here" mais dont plusieurs titres datent de cette époque (d'ailleurs, on peut remarquer une évidente similitude de ton et d'atmosphère entre ce "Animals" et des titres comme "Have A Cigar" et surtout "Welcome To The Machine"), tout aussi homogène et conceptuel que ce dernier mais beaucoup plus sombre, mysanthrope, pessimiste, sans espoir, dessinant une humanité divisée en différentes animalités, magnifiquement illustré par une photo spectaculaire et crépusculaire de la fameuse usine Battersea Power Station de Londres.
L'instrumentation est relativement réduite et sobre par rapport aux albums précédents (plus de saxophone, de piano ou de choeurs, beaucoup plus de guitare).
L'album s'ouvre et se referme sur une pièce dépouillée avec juste la voix et la guitare acoustique; l'enchaînement entre l'introduction et le long titre "Dogs" est superbe... Le volume de la musique monte doucement, guitare et synthétiseur, puis la voix fait son entrée ainsi que la rythmique. Au milieu, un passage planant avec échos de voix puis d'aboiements qui se répètent comme dans un mauvais rêve, et puis c'est la reprise du début. La coda rappelle fortement celle de "Dark Side Of the Moon", construite exactement sur le même modèle. Un morceau d'une remarquable fluidité malgré la noirceur du propos, composé à 90 % par D. Gilmour selon ses propres dires.
Les deux autres titres ("Pigs", le plus rageur du disque, "Sheep" et son finale grandiose), composés par R. Waters, sont très réussis et prenants également, ménageant entre les parties chantées de magnifiques passages instrumentaux.
Avec "Pigs On The Wing Part 2" se referme cet indispensable du Pink Floyd, avant que ne s'ouvre une nouvelle page de l'histoire du groupe qui entamera alors sa lente désagrégation (même si Roger Waters qui prendra seul les commandes du "méga-planeur" réalisera le boursouflé "The Wall" puis l'apocalyptique "The Final Cut" avant de s'éclipser à contre-coeur et même si David Gilmour oeuvrera à deux ultimes albums de qualité certes mais sans génie et qui ne resteront pas dans les annales, à juste titre d'ailleurs).

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Animals

 

C'est le premier album du Floyd que j'ai pu acheter le jour de sa sortie en 1977 (j'avais 13 ans), après avoir découvert seulement WYWH et Meddle. A l'époque, le concept et la signification des textes m'échappaient totalement ! Je ne l'ai écouté que pour la musique, sans doute des centaines de fois... Ce disque est un ami d'enfance, qui m'est cher, et que j'aime inviter souvent ; quand il me vient l'envie d'écouter un vieux Floyd, c'est celui qui vient le plus naturellement et pourtant ce n'est pas mon préféré. Paradoxal sans doute ; mais les monuments tels que DSOTM (ou Sergent Pepper des Beatles ou Pet Sounds des Beach Boys,etc...) ne s'abordent qu'épisodiquement, avec un profond respect et un état d'esprit particulier. On ne grimpe pas l'Everest chaque jour, mais quand on se trouve en haut, on apprécie la pureté et la splendeur des sommets.
Animals est sans doute un cran en dessous du tout meilleur Floyd, il peut ennuyer par quelques longueurs ou déconcerter par sa violence latente, mais les accords d'ouverture de Pigs on the Wing invitent toujours sans coup férir depuis plus de 30 ans, dans un beau voyage musical au feeling doux-amer unique et, écoute après écoute, le plaisir ne faiblit pas.

A noter : je ne trouve pas la remasterisation CD (y compris celles des années 90) particulièrement réussie. Le vinyl sonnait bien mieux (graves plus ronds et puissants, détails et ambiance sonores mieux rendus,...).

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Bien sûr c'est injuste pour les cochons de les avoir comparés à Nixon. Mais ce disque restera dans l'histoire de l'enregistrement pour son tour de force technologique, infraction impensable aux lois de l'acoustique, qui déclenche à l'écoute la sensation incroyable de renifler pour de vrai l'odeur de la porcherie. Toujours à la pointe du progrès le Floyd...

3 chansons seulement, mais des fans qui ont du groin prétendent qu'il existerait un inédit, DONKEYS, écarté au dernier moment par Waters car trop autobiographique.

Je laisse à mes lecteurs le soin d'imaginer le titre de la chanson qu'il aurait pu consacrer aux acheteurs de ses disques.

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