
Editions Denoël - Editions Denoël
Sortie : 11/09/2008
Broché
Auteur : George Soros
Economie, Marches financiers




15 pages d'économie, d'analyse financière et de mécanismes économiques.
Ca commençait plutôt bien.
Ensuite et c'est bien cela qui m'a déçu dans cet essai.
Le coeur de ce livre se situe dans l'explication et sa volonté d'adopter sa théorie de la réflexivité qu'il juge utile et adaptée pour comprendre les causes de la crise actuelle.
Cependant la crise est là et ce livre n'apporte pas un nouvel angle de vision sur cette crise.
Page 164 : « je voyais néanmoins très clairement qu'une super bulle était en train de se développer et que cela ne pouvait que mal finir ».
Dommage qu'un homme aussi puissant que lui n'ait pas pu jouer de son réseau pour rendre public son avis et son jugement et rendre ainsi méfiant les non initiés à l'économie, pour qui la crise est désormais une catastrophe.
L'angle de vue qu'il apporte sur la crise financière est intéressante. Certes ce livre est surtout un plaidoyer en faveur de sa théorie, la flexibilité, mais elle n'est pas dénuée d'intérêts ni de pertinence. Et difficile de dire que son interprétation du comportement des marchés financiers ne lui a pas réussi ....
Les faiblesses de ce livre sont essentiellement dans l'"argumentation objective" de sa théorie, où il n'arrive pas à en démontrer tout le bien fondé qu'il en pense. Mais il le reconnait lui même au début du livre.
Ce livre ne parle pas de la crise financière, il parle plûtot de soros et de sa fameuse (ou fumeuse) théorie de la flexibilité. En gros, il dit que les gestionnaires et les économistes se basent forcément sur des informations imparfaites voire fausses ce qui les amènent à commettre des erreurs et à provoquer des crises. en dehors du caractère discutable de cette théorie, cela n'apporte rien au débat, ni à la compréhension de la crise.
J'ai donné à ce livre toute sa chance en le lisant jusqu'à la fin, mais j'ai perdu mon temps et été assez déçu. Depuis, j'ai trouvé les informations que je cherchais ailleurs.