
Inside Out - Inside Out
Ayreon
Sortie : 28/01/2008
CD audio
Heavy Metal, Progressive Metal, Neo-Prog, Metal / Fusion International
1. Age Of Shadows
2. Comatose
3. Liquid Eternity
4. Connect The Dots
5. Beneath The Waves
6. Newborn Race
7. Ride The Comet
8. Web Of Lies




Ce septième album du très doué multi instrumentiste hollandais Arjen Anthony Lucassen, se situe à nouveau dans une thématique futuriste/science-fiction dont cet artiste est particulièrement friand.
Le casting de ce disque est particulièrement impressionnant : 17 chanteuses et chanteurs entourés d'une pléiade de musiciens provenant d'horizons musicaux variés et prestigieux, dont une grande partie évolue cependant dans l'univers « métal ».
Ce double album, très typé « Space Rock Opéra » est scindé en 2 disques : « Planet Y » et « Earth », pour une durée totale de 1 heure 42 mns. Les compositions sont toutes signées par Lucassen.
Le disque débute très fort avec « Age of Shadows », un titre assez long, démarrant sur des bruits mécaniques pour tout de suite prendre une sonorité typée très métal, avec notamment un riff lourd et efficace à la guitare, accompagné par des chants partagés virils et puissants, mais rapidement radoucis par la douceur de la voix féminine de Anneke Van Giersbergen, sublime chanteuse.
Le ton est donné d'entrée : cet album mêlera en permanence l'ambivalence des sons, des chants, des atmosphères, des ambiances, des rythmes. Les passages heavy, assez nombreux, souvent agrémentés de chants généralement musclés donnent beaucoup de corps à la trame musicale, et les moments judicieusement plus calmes s'y marient avec merveille.
5ème morceau « Beneath the Waves » : un morceau fantastique, composé en 5 parties et éclairé par un court solo de guitare, aérien et sublime.
Le premier disque se termine par un de ces moments calmes et sereins, présents tout au long de l'album, « Web of Lies » une ballade aux chants magnifiques et doux, accompagnée par une flûte et un violon très mélodiques.
Le deuxième disque débute sur le même schéma que le premier, à savoir par un long morceau de 11 mns, multipliant les contrastes des chants et les ruptures : un morceau tout simplement exceptionnel.
Lui succède « Walking Dreams », avec une magnifique introduction réalisée par Tomas Bodin aux claviers, et chanté à l'unisson par Jonas Renkse.
Il est difficile, voire impossible de détailler toutes les subtilités et toutes les particularités qui existent sur ce disque tellement elles sont nombreuses et complexes. De multiples écoutes seront nécessaires pour découvrir les innombrables trésors musicaux figurant sur ce double album, qui sait allier avec une parfaite maîtrise des ingrédients musicaux aussi divers que par le rock heavy, les chaeurs féminins, les influences folk, médiévales ou symphoniques, le tout avec une aisance et une cohérence indiscutables.
En conclusion, comment qualifier « 01011001 » Chef d'aeuvre ? Composition géniale ? Travail d'orfèvre ? Art de la perfection et du brio ?
Pour ma part, je me contenterai de dire que Arjen Anthony Lucassen à la chance de détenir un talent absolument divin et exceptionnel, qu'il met en scène d'une manière sublime, avec la présence d'invités utilisés avec justesse et équilibre, et ce disque et une fois de plus une démonstration éclatante.