
Inside Out - Inside Out
Ayreon
Sortie : 28/01/2008
CD audio
Heavy Metal, Progressive Metal, Neo-Prog, Metal / Fusion International
1. Age Of Shadows
2. Comatose
3. Liquid Eternity
4. Connect The Dots
5. Beneath The Waves
6. Newborn Race
7. Ride The Comet
8. Web Of Lies




Eh oui, désolé, on ne peut pas tout connaître. Il y a 4 semaines, je ne connaissais pas du tout ce groupe (no comment). Et c'est en partant de recherches sur Anneke Van Giersbergen (The Gathering, Aqua De Annique) et Floor Jansen (After Forever) (ces trois groupes sont hautement conseillés) que je suis tombé par hasard sur Ayreon. Qlqs recherches Google amènent vite sur des sites reprenant des trailers/teasers de l'album, la vidéo de "Beneath The Waves", etc... et il ne faut pas bcp de temps pour se rendre compte qu'on est face à qlq chose de grand, qui mérite qu'on s'y attarde franchement. J'ai vite commandé l'album qui tourne maintenant en boucle, un peu comme il y a deux ans avec "My Dying Bride" (exceptionnel mais moins accessible vu que c'est rangé dans le gothic black/death metal et que cela fera malheureusement peur à plus d'un, et pourtant... "Oh My God!"). Bref, 01011001: des guitares, des claviers, une ambiance sonore grandiose, des voix, les petites envolées de Anneke et Floor qui ne peuvent définitivement pas laisser indifférent. Plutôt que de claquer vos thunes dans un dvd à la con que vous ne regarderez que qlqs fois, achetez ce truc même d'occase, c'est fondamental!
Je crois tout a été très bien dit et expliqué dans le commentaire précédent. C'est un bon disque avec d'excellents passages. Mais rien de nouveau, rien d'étonnant, toujours les mêmes transitions, bruitages etc...
C'est vraiment ce qui est regrettable dans cet album. Ayreon devrait s'inspirer de Pendragon qui après plusieurs excellents albums ayant la même "couleur" musicale ont su surprendre et prendre une nouvelle direction (ce qui me rend impatient d'entendre leur futur album! ).
Ayreon continuera à donner des disques de qualité mais s'ils sont tous identiques cela ne leur suffira pas à convaincre et tenir l'auditeur en haleine ( ni a avoir 4*).
Retour du compositeur chanteur claviériste et guitariste hollandais Arjen Lucassen dans son vaisseau le plus progressif dénommé Ayreon. Annoncé avec fracas sur Internet, 01011001 est comme d'habitude une aeuvre titanesque répartie sur 2 compacts, dotée d'un casting de rêve et agrémentée d'un visuel conçu avec le plus grand soin. On sait l'intérêt porté par l'auteur à la science-fiction et le thème de ce nouvel opus ne déroge pas à la règle : planète lointaine (Y symbolisé par le code binaire 01011001, d'où le titre bizarre de l'album), aliens (les « Forever ») menacés par une technologie qu'ils ont eux même créée, ADN extraterrestre embarqué sur une comète, interaction via une collision avec la Terre (Earth), extinction des dinosaures, émergence de la race humaine qui évoluera selon une trajectoire similaire vers une technologie entraînant sa perte. Rien de bien novateur dans ce récit, déjà développé dans des aeuvres précédentes, qui évoque aussi bien un feuilleton Star Trek qu'un ancien roman de Robert Silverberg, ce qui par ailleurs constitue plutôt de bonnes références pour un amateur de SF. Le livret astronomique (!) de 28 pages - 36 dans l'édition limitée de luxe - est à la hauteur de l'ambition du projet avec une superbe illustration en couverture du belge Jef Bertels dont le style torturé fait maintenant partie de l'univers du groupe. Mais tout ceci ne serait rien sans la mise en musique monumentale (le casting ressemble à celui d'un film produit par Cecil B. De Mille) qui fait de cette histoire basique un Opéra Rock clinquant. Heureusement, Lucassen a acquis de l'expérience dans ce genre d'ouvrage et il est passé maître dans les rencontres organisées entre les maestros du Métal progressif : réunir sur un même disque Hansi Kursch (Blind Guardian), Daniel Gildenlöw (Pain of Salvation), Tom S. Englund (Evergrey), Ty Tabor (King's X), Tomas Bodin (The Flower Kings), Michael Romeo (Symphony X), Derek Sherinian (Planet X) et bien d'autres nécessite une vision et une sacrée organisation pour que chacun puisse donner le meilleur de lui-même dans le rôle de chanteur ou d'instrumentiste qu'on lui a réservé. Sur ce plan là, 01011001 est une totale réussite en partie parce que les enregistrements des voix ont été faits pour la plupart en studio sous la supervision directe du leader. La musique ne décevra pas ceux qui ont aimé Into The Electric Castle ou The Human Equation : ils retrouveront ici ce mélange de Rock classique (évoquant parfois Led Zeppelin ou Thin Lizzy), de Métal progressif mélodique (Star One) et d'atmosphères spatiales peuplées de synthés et de pétillements électroniques (entre Tangerine Dream et Georgio Moroder). En fin de compte, le seul reproche que l'on peut faire à cette production est de ne pas avoir poussé l'enveloppe un peu plus loin : en fonction de ses attentes, l'auditeur sera pour cette raison satisfait ou déçu par ce maelström de Rocks, ballades et climats cosmiques qui reste une création certes habile et soignée, mais aussi prévisible et notoire de ce qu'on peut désormais appeler le style « Ayreon ».